Le site de l'agriculture et de l'alimentation durable
S'inscrire gratuitement à la newsletter S'abonner au mag Newsletter Mag
Bio

L’observatoire de la restauration collective bio montre la voie à la loi Égalim

Bio

Cantines : la Fondation pour la nature et l’Homme veut inscrire une aide de 330 M€ dans la loi

Climat

La Poste expérimente un financement à base de « crédits carbone » pour la gestion durable des haies

Alimentation

Les projets agricoles finalistes des « Excellences » Open Agrifood sont connus

Biodiversité

Rapport Planète vivante WWF : les activités humaines de plus en plus lourdes pour la biodiversité

Abeilles

30 % de mortalité pour les abeilles sur l’hiver 2018-19

L’hiver 2017-18 a été fatal à 30 % des abeilles. Un chiffre issu d’une enquête menée par le ministère de l’Agriculture sur la base de 13 000 réponses d’apiculteurs, et rendue publique le 25 octobre. Le document n’aborde pas les causes de cette mortalité.

Par Eloi Pailloux - Publié le 26/10/2018 à 12:14

Commenter

Partager :

Le ministère de l’Agriculture et l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) ont présenté, le 25 octobre, les premiers résultats d’une enquête statistique sur la mortalité hivernale des abeilles sur la saison 2017-2018. Un vaste travail basé sur les données transmises, entre le 6 juillet et le 31 août, par 13 631 apiculteurs, sur les 46 500 contactés par e-mail. Les réponses adressées par courrier postal sont encore en traitement.

Plus de mortalité pour les petits cheptels

Que révèle cette première salve ? « Le taux moyen de mortalité des colonies durant l’hiver 2017-2018 (…) peut être estimé à 29,4 %. » Dans le détail, si les données recueillies ne permettent pas de tirer d’enseignements « géographiques », un lien est établi entre le niveau du taux de mortalité et la taille des cheptels : « Le taux de mortalité à l’échelle de l’exploitation apicole dépend étroitement du nombre de colonies détenues, avec un taux potentiellement rapidement plus élevé pour les apiculteurs détenant un petit nombre de colonies. »

Pas (encore ?) d’explication sur les causes de cette mortalité

Les apiculteurs ont réagi par la voix du syndicat Union nationale de l’apiculture française (Unaf). Dans un communiqué publié le 25 octobre, la structure déplore un taux de mortalité « gravissime ». Son président, Gilles Lanio, interpelle : « Nous pressons les pouvoirs publics de sortir notre agriculture de sa dépendance aux pesticides. Il faut saisir l’opportunité de la renégociation de la Pac pour réorienter notre modèle agricole. »

Si l’Unaf cible le secteur agricole, l’enquête du ministère et de l’Anses se cantonne à une approche très statistique de la mortalité des abeilles, sans aborder de possibles explications, qu’elles soient climatiques, environnementales, liée aux pratiques agricoles ou apicoles.

Accentuer la surveillance de la mortalité des abeilles

Dans un communiqué, le ministère rappelle qu’un plan d’aide aux apiculteurs de 3 M€ est en cours de déploiement. Une accélération des dispositifs de suivi de la mortalité des abeilles est également annoncée, avec un financement prévu pour des analyses toxicologiques « quand les mortalités ne sont pas expliquées par d’autres causes aisément mises en évidence. » Le seul élément nuisible aux abeilles cité par ce communiqué est le parasite des abeilles, Varroa destructor. Les pesticides ne sont pas évoqués. Rappelons que les néonicotinoïdes, pointés du doigt pour leur nocivité présumée pour les abeilles, sont désormais interdits en France, les éventuelles dérogations à cette interdiction n’étant pas encore connues.

Récolte de miel 2018 en hausse… avec des contrastes régionaux

Cette enquête sur la mortalité des abeilles est venue immédiatement effacer d’autres chiffres, plus positifs, pour la filière. En début de semaine, l’Unaf se réjouissait d’une production de miel estimée entre 18 000 et 20 000 tonnes pour l’année 2018. Des chiffres quasiment deux fois supérieurs à ceux de 2017 (10 000 t, selon l’Unaf). Dans le détail, toutefois, le syndicat soulignait une situation contrastée. Si la moitié nord de la France tire son épingle du jeu avec de belles moyennes, la situation est compliquée dans le Sud-Ouest ou le Sud du Massif Central, où les récoltes sont « parfois plus que médiocres. »

Ils vous intéresseront peut-être

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *