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L’huile Fleur de colza : une filière engagée dans le respect de l’environnement

Riche en acide gras oméga 3 et en vitamine E, l’huile de colza est un incontournable des menus équilibrés. Si son atout pour la santé est bien connu des consommateurs, son mode de fabrication, sa culture, répondent à un cahier des charges exigeant afin de limiter l’impact sur l’environnement. Explications.

La préservation de la biodiversité et des sols constituen un axe de développement pour les producteurs de colza engagés dans la démarche.

Par Campagnes & Environnement - Publié le 23/06/2017 à 19:06

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 width=Avec la mention « cultivé et produit en France », la bouteille verte « Fleur de colza » est portée par une filière à part entière, rassemblant des partenaires agricoles : agriculteurs, coopératives et négociants, ainsi qu’un industriel, Lesieur. Elle porte le label Terres OléoPro, créé par la filière agricole des produits oléagineux et protéagineux. Il est garant d’une production locale de graines de qualité, respectant des exigences environnementales et sociétales, toutes consignées dans un cahier des charges. Des indicateurs ont été mis en place pour suivre les progrès réalisés par chaque partenaire. Les données sont analysées par l’institut technique Terres Inovia. Objectif : toujours progresser. À l’origine : une démarche motivée par la prise en compte des attentes des consommateurs, accompagnée dès le départ par une enquête annuelle menée sur le terrain par l’agence LinkUp et l’institut de sondage Ipsos. Ce Baromètre du bien-être durable et des marques® a notamment mis en évidence l’importance grandissante que les consommateurs français accordent à la qualité des produits alimentaires (55 %), l’intérêt des labels alimentaires (75 %) et la confiance au monde agricole (67 %) dans un contexte de méfiance vis-à-vis de l’agroalimentaire.

Raisonner chaque paramètre de la culture dans le sens de la durabilité

1000 agriculteurs sont impliqués dans cette filière et respectent une liste de bonnes pratiques agricoles. Elles permettent la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 10 à 20 % par rapport aux autres colzas. L’Institut des corps gras a mis en évidence, dans le cadre de l’étude Acévol, que pour fabriquer un litre d’huile, 74 % des émissions de GES proviennent de la phase agricole, dont 90 % des engrais, 13 % des emballages, 10,5 % du transport. Les apports d’engrais sont calculés au plus juste avec des logiciels appelés outils d’aide à la décision, selon les besoins de la plante. Lesquels peuvent être évalués grâce aux vols de drones sur les parcelles. Les capteurs embarqués cartographient la culture, évaluent la croissance des plantes, et par conséquent, l’azote nécessaire à leur développement.

La qualité de l’eau est prise en compte, avec un recours aux pesticides uniquement si nécessaire. Une large place est laissée aux observations régulières des populations d’insectes ravageurs, à leur piégeage pour évaluer leur nuisibilité, et le bon moment pour intervenir est optimisé. Le choix de variétés certifiées tolérantes aux maladies et à forte teneur en huile est imposé. La rotation des cultures est calculée avec un retour du colza sur les parcelles tous les trois ans afin de limiter les mauvaises herbes liées à cette culture.

L’environnement jusque dans la bouteille

La préservation de la biodiversité et des sols constitue un axe de développement pour les producteurs. L’association Hommes et Territoires s’implique depuis 2014 dans l’évaluation de la faune et la flore sur les exploitations. La démarche ne s’arrête pas au niveau de la ferme. Les organismes stockeurs isolent les graines récoltées des autres colzas, assurent la traçabilité. Un organisme indépendant vérifie le respect du cahier des charges. Quant à l’industriel Lesieur, il a conçu l’emballage pour préserver la qualité du produit fini, en opacifiant la bouteille, et pour améliorer le bilan environnemental de la filière. Issues de matériaux recyclés, les bouteilles émettent moitié moins de GES que les contenants classiques. Bonus environnemental : un bec verseur anti-gaspillage est ajouté.

Les cinq engagements de la marque-filière des huiles et protéines végétales, Terres OléoPro


Bon à savoir

On recommande de consommer quatre cuillères à soupe d'huile par jour. Il est intéressant de faire moitié huile de colza (oméga 3, vitamine E) et moitié huile d'olive (oméga 9, phytostérols).

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