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La parité, une question aussi pour l’agriculture biologique

Une enquête de la Fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab) diffusée le 31 août 2018, dressant le profil type des agricultrices installées en agriculture biologique, souligne la persistance d'une « répartition genrée du travail à la ferme ». Un état de fait qui empêcherait les agricultrices de s'investir davantage au niveau syndical.

Par Eloi Pailloux - Publié le 04/09/2018 à 15:32

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Menée par la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) en partenariat avec l’Agence bio au début de l’année 2018, auprès de 2500 agricultrices installées en agriculture biologique – soit un quart de l’ensemble de cette population –, le projet « Femmes et bio » part de la volonté d’identification des freins de l’engagement féminin dans les mouvements agricoles.

80 % des agricultrices se chargent du travail administratif

Diffusée le 31 août, après une présentation le 10 avril 2018 lors d’un colloque national, cette enquête insiste tout d’abord sur le niveau d’étude des répondantes (40 % ont un bac+3 ou plus) et leur caractère responsable (46 % sont les seules cheffes de leur exploitation). Pourtant, 80 % d’entre elles assurent en partie ou totalement (38 %) le travail administratif de la ferme, ou les tâches considérées comme plus « féminines », telles que la vente ou le soin des animaux.

Celles-ci s’occuperaient également à 66 % de la totalité des tâches ménagères. Des structures sociales inégalitaires qui, selon l’enquête, limiteraient les possibilités des femmes de s’investir en dehors de la ferme, notamment dans les organisations professionnelles (53 % d’adhérentes actuellement parmi les répondantes). 64 % d’entre elles citent ainsi le manque de temps comme principal frein à ce type d’engagement.

Quatre axes de travail identifiés

Pour la Fnab, cette enquête doit permettre d’œuvrer en faveur de la parité au sein de ses propres instances, mais aussi de promouvoir la démarche auprès des autres organisations et instances représentatives du monde agricole. Quatre axes de travail sont ainsi à l’étude : enrichir les données de l’enquête, redonner du pouvoir aux agricultrices pour répondre à la problématique du « manque de temps », sensibiliser l’ensemble du réseau, mobiliser l’ensemble des partenaires du monde agricole – bio comme conventionnel -, dès l’enseignement agricole notamment.

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