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La permaculture sur le grand écran

Le film « L'Éveil de la permaculture » est sorti en salle le 19 avril 2017. Son réalisateur Adrien Bellay parle du concept, de sa présence en France et de son avenir. Retour sur la définition pas toujours évidente de cette vision du rapport de l'homme à la nature.

Par Campagnes & Environnement - Publié le 25/04/2017 à 00:00

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Un jardin de permaculture (Crédit photo : Terence Groos)

Le concept de permaculture est apparu pour la première fois en 1978 dans l’ouvrage « Permaculture One », du biologiste Bill Mollinso et de l’essayiste David Holmgren, tous deux Australiens. Ayant connu une diffusion mondiale, ce terme très utilisé est parfois difficile à définir. Le 19 avril 2017, le film d’Adrien Bellay, « L’Éveil de la permaculture », est sorti en salle. Il parle du courant d’idée et de sa situation en France.

Qu’est ce que la permaculture ?

Il existe deux définitions de la permaculture. La première est strictement agricole et technique : elle consiste à cultiver sur de petites surfaces toute une gamme de plantes complémentaires. L’objectif est de recréer un écosystème, en observant la disposition des végétaux dans la nature, la façon dont ils se complètent et s’approprient l’espace. On reproduit ensuite ce système à l’échelle d’un jardin productif : céréales, maraîchage, plantes aromatiques, médicinales… c’est le mimétisme.

Les insectes, les organismes du sol et les animaux peuvent jouer un rôle-clé dans ces écosystèmes miniatures. Selon les partisans du concept, si le travail de mimétisme est bien fait, chacune des composantes du jardin devrait favoriser le bien-être des autres et la biodiversité générale augmentera la résilience du système, c’est-à-dire sa capacité à retourner à son état initial si des perturbations modifient cet état.

Un concept déclinable au-delà de la production végétale

La deuxième définition est bien plus large et englobe tout un courant philosophique de pensée : l’harmonisation de l’homme à la nature. Cette idée passe par l’évaluation précise des besoins anthropiques, de ceux de l’environnement et l’établissement d’un compromis équitable entre les deux. Une telle définition de la permaculture peut s’appliquer aussi bien à la culture des plantes qu’à la production d’énergie, la consommation de l’eau, l’élevage… En ce sens, la permaculture peut aussi être considérée comme une éthique de vie et de production.

Dans les deux cas, les principes fondamentaux du concept préconisent une production cohérente avec les conditions locales, et peu coûteuse en énergie. Par exemple, l’immense majorité des produits de la permaculture sont récoltés à la main.

En France, la permaculture est vue comme un état d’esprit et une pratique de particuliers, en général sur un hectare ou moins, plus que comme un réel moyen de production. À l’opposé, en Australie, elle est considérée comme un mode de culture à part entière, et certaines exploitations permacoles font plus de 40 ha.

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