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L’agriculture de la troisième voie veut trouver son chemin entre le bio et l’intensif

Prouver que la diversité agricole dépasse les modes de productions bio et intensif. C'est l'objectif du collectif de la troisième voie, qui rassemble des acteurs de plusieurs filières agricoles. Le mouvement a été lancé le 18 juin.

Par Eloi Pailloux - Publié le 20/06/2018 à 16:59

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Jean-Louis Berger (Vignerons en développement durable), Jean-Paul Pasquier (Bleu-blanc-cœur), Étienne Henriot (le Blé de nos campagnes) et Geoffroy Cormorèche (Demain la terre).

La première édition du Sirha Green, salon du « food service » responsable, se déroulait à Lyon du 17 au 19 juin. Le cadre idéal pour présenter une démarche d’agriculture durable. Bleu-blanc-cœur, Demain la Terre, le Blé de nos campagnes et les Vignerons en développement durable (VDD) ont ainsi annoncé, le 18 juin, la création du collectif « de la troisième voie ».

Obligations de moyens
et de résultat

Plusieurs questions ont porté sur le nom de la démarche. « La troisième voie, c’est celle qui existe dans la dichotomie trop souvent rabâchée, entre l’agriculture bio et le tout intensif », explique Jean-Louis Berger, président de VDD. « Le trait d’union de nos structures, c’est leur sérieux », glisse Geoffroy Cormorèche, président de Demain la Terre. Chacune s’engage auprès d’agriculteurs, tout en se donnant des obligations de moyens et de résultat pour une production plus respectueuse de l’environnement, de la santé et de la qualité des aliments. La troisième voie est donc ouverte à toute filière suivant cette logique.

Mieux communiquer, partager les expériences

Pour quels objectifs ? Jean-Paul Pasquier, président de Bleu-blanc-cœur, défend l’idée de mieux communiquer ensemble : « Des réunions sont déjà prévues : à quatre, nous aurons plus de poids en termes politiques, mais aussi pour toucher le grand public. » Étienne Henriot, président du GIE CRC portant la marque Le Blé de nos campagnes, évoque l’enrichissement réciproque : « Chacun pourra s’inspirer des démarches originales des autres, et en porter certaines à plusieurs. » En termes chiffrés, la troisième voie ambitionne de représenter 20 % de la production française d’ici à cinq ans.

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