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Le biocontrôle, utilisé par 44 % des agriculteurs français

Un vrai coup de projecteurs sur les produits de biocontrôle, ces solutions naturelles de protection des cultures alternatives aux pesticides de synthèse. Qui les utilise ? Quelles limites à leur adoption par les agriculteurs ? C'est ce que propose une étude commandée par l'association des industriels du biocontrôle en France, IBMA France, et présentée le 29 janvier à Paris.

Par Anne DELETTRE - Publié le 31/01/2019 à 18:47

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La viticulture est l’un des secteurs les plus utilisateurs de biocontrôle. Ici, un diffuseur de phéromones.

Réguler naturellement la présence des ravageurs des cultures. C’est le rôle des solutions de biocontrôle. Alternatives ou complémentaires aux pesticides de synthèse, elles représentent 5 % du marché de la protection des plantes en France. L’association des entreprises de produits de biocontrôle intervenant en France, IMBA France, a révélé lors de son colloque annuel, le 29 janvier, les résultats d’une vaste enquête sur leur utilisation.

Diminuer l’usage des pesticides de synthèse, premier avantage cité

44 % des agriculteurs du panel utilisent ces solutions, même si tous ne les identifient pas immédiatement en tant que telles. Le plus fort taux d’emploi se situe en arboriculture : 82 % des exploitants y ont recours, puis viennent les viticulteurs avec 74 % et les maraîchers 53 %.

Sans surprise, 65 % de ceux qui travaillent en bio jugent ces produits utiles, contre « seulement » 45 % en conventionnel. Les principaux qualificatifs qui ressortent pour ces produits sont : naturels, écologiques, efficaces, respectueux. Leurs avantages ? Diminution des usages des pesticides pour 65 % des interviewés, devant le respect de l’environnement et de la santé, et une meilleure image auprès des consommateurs.

Des obstacles, et des pistes pour les contourner

L’enquête aborde aussi les freins à l’adoption de telles solutions. Pour 44 % des agriculteurs, ils portent sur le coût. Puis viennent le défaut d’accompagnement (41 %), le manque d’efficacité (37 %), ou encore le manque de richesse de la gamme de produits, trop restreinte (27 %).

Essayer le biocontrôle, est-ce l’adopter ? Pas complètement : 6 % des agriculteurs interrogés ont arrêté, pour différentes raisons… mais la moitié d’entre eux considèrent que ces solutions constituent toujours une option. Et ceux qui ne les utilisent pas, soient les 56 % du panel ? Deux tiers pensent les adopter dans les deux ou trois ans. Reste que 39 % de ces agriculteurs n’ont jamais eu de proposition sur un produit de biocontrôle par leur fournisseur… Une piste de progrès à creuser par les conseillers agricoles, d’autant que deux agriculteurs sur trois réclament de l’accompagnement.

 


542 agriculteurs dans l'échantillon étudié

L'enquête est basée sur un échantillon de 542 agriculteurs sur la notoriété du biocontrôle. Tous les grands secteurs de production sont représentés : viticulture, arboriculture, maraîchage, polyculture et grandes cultures. Ainsi que toutes les tranches d'âge et tailles d'exploitation, la moyenne des surfaces étant de 135 ha, 22 % ayant plus de 200 ha, 36 % moins de 50 ha.

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