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Néonicotinoides et abeilles : l’Efsa confirme le risque global

L'examen de 1500 études portant sur trois molécules de la famille des insecticides néonicotinoïdes a conduit l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) à conclure sur un risque global pour les abeilles.

Par Eloi Pailloux - Publié le 01/03/2018 à 16:37

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L’Efsa conclut que, globalement, le risque pour les abeilles provenant des néonicotinoïdes était confirmé.

Les experts de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) estiment que les néonitotinoïdes représentent globalement un risque pour les insectes pollinisateurs. L’Efsa a publié le 28 février la mise à jour de son évaluation des risques concernant la clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame, trois molécules de la famille insecticide polémique.

L’évaluation porte sur les abeilles domestiques et sauvages

Ces travaux concernent les abeilles domestiques, mais aussi les abeilles sauvages comme les bourdons et les abeilles solitaires. « Les conclusions sont variables, en raison de facteurs tels que l’espèce d’abeille, l’utilisation prévue du pesticide et la voie d’exposition. Certains risques faibles ont été identifiés. Mais, dans l’ensemble, le risque pour les trois types d’abeilles évaluées est confirmé », souligne Jose Tarazona, chef de l’unité pesticides à l’Efsa.

Pour cette étude, l’agence s’est appuyée sur toutes les informations scientifiques récentes, notamment celles obtenues par le biais de l’appel que l’agence a lancé en mai 2015, destiné à recueillir des données issues d’études, de projets de recherche et d’activités de surveillance qui seraient pertinentes pour cette évaluation. Comment les experts ont-ils procédé ? « Chaque fois que la contamination environnementale estimée était supérieure aux niveaux considérés comme sans danger pour les abeilles, les experts ont conclu qu’il existait un risque élevé pour les abeilles. Pour toutes les utilisations de ces substances en extérieur, au moins un aspect considéré dans l’évaluation indiquait un risque élevé », indique le rapport.

Une évaluation scientifique, en attendant une réponse politique

Dans le système de réglementation de l’Union européenne, l’Efsa agit en tant qu’organisme scientifique d’évaluation des risques. Les conclusions de l’Efsa seront partagées avec les gestionnaires du risque de la Commission européenne et des États membres de l’UE qui se pencheront sur les modifications potentielles à apporter aux restrictions actuellement en vigueur concernant l’utilisation de ces pesticides.

L’agence française, Anses, réalise de son côté une expertise sur tous les néonicotinoïdes, pour aider les Gouvernement à décider des dérogations pour cette famille de molécules dont l’usage sera interdit en septembre 2018.

J.L.

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