Le site de l'agriculture et de l'alimentation durable
S'inscrire gratuitement à la newsletter S'abonner au mag Newsletter Mag
Cultures

Céréaliers : une bonne image à développer en répondant davantage aux attentes environnementales

Politique

Interdiction du glyphosate dans la loi : encore raté !

SIA 2019

SIA 2019 : Odyssée végétale, un stand captivant (au sens propre !)

SIA 2019

SIA 2019 : le #VillageSemence mise sur la biodiversité

Politique

Grand débat : Emmanuel Macron aborde la question de l’avenir agricole

OGM et glyphoslate, l’EFSA conteste l’étude Séralini

Par Campagnes & Environnement - Publié le 08/10/2012 à 00:00

Commenter

Partager :

L'Efsa, Agence européenne de sécurité des aliments, a émis le 4 octobre un premier avis sur l'article du professeur Séralini sur le NK 603 et le Roundup, publié dans une revue scientifique le 19 septembre. Cet article, mettant en évidence un impact du maïs OGM et du glyphosate, herbicide auquel ce maïs est résistant, sur le développement de cancers chez le rat, a déclenché une vive polémique. Ce premier avis sera suivi d'une seconde analyse d'ici à la fin du mois d'octobre, sur la base de compléments d'informations demandés au professeur Seralini et à son équipe du Criigen à Caen. L'agence européenne recale l'article, arguant que « les lacunes constatées ne permettent actuellement pas de considérer les conclusions des auteurs comme étant scientifiquement valables ».

Le point sur les principaux griefs développés par l'agence, afin de mieux comprendre le fondement des échanges en cours :
La souche de rats utilisée dans cette étude sur deux ans est sujette à développer des tumeurs au cours de son espérance de vie d'environ deux ans, d'où un parasitage dans l'analyse des résultats ;
Le nombre de groupes de dix rats, y compris les groupes témoins, n'était pas en phase avec la longue durée de l'expertise et les groupes eux-mêmes auraient dû être de 50 animaux et non de dix ;
Les protocoles OCDE en matière de mise en place et de réalisation d'expériences n'ont pas été respectés, les objectifs de recherche ne sont pas explicites et les méthodes statistiques incomplètes ;
Absence d'information sur la composition de la nourriture administrée aux rats et la présence éventuelles de substances nocives ; absence d'information sur le niveau d'application de l'herbicide sur les plantes et de concentration dans l'eau apportée aux animaux.

Des points qui seront sans doute abordés lors de l'audition du professeur Séralini par les commissions du développement durable et des affaires sociales de l'Assemblée nationale le 9 octobre.

Ils vous intéresseront peut-être

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *