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Premier exemple de paiement pour services environnement en agriculture

La coopérative Les Vignerons de Buzet (Lot-et-Garonne) ouvre la voie des paiements pour services environnementaux en agriculture. Les adhérents sont financièrement incités à protéger leurs vignes grâce à la confusion sexuelle des ravageurs, une alternative aux insecticides.

Par Stéphanie Ayrault - Publié le 18/04/2018 à 10:50

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Un diffuseur de phéromone utilisé pour perturber la reproduction des insectes ravageurs des vignes.

En octobre, à la mi-parcours des États généraux de l’alimentation, Emmanuel Macron évoquait son projet d’instaurer, pour les agriculteurs, des paiements pour services environnementaux (PSE). En clair, rémunérer les pratiques agricoles vertueuses pour l’environnement (voir encadré). En attendant l’éventuelle mise en place d’un tel dispositif, certains acteurs de terrain se sont emparés du concept.

Une alternative aux insecticides

La coopérative Les Vignerons de Buzet, dans le Lot-et-Garonne, ouvre la voie. Ces premiers paiements interviendront au moment des prochaines vendanges. Ils récompenseront les quinze viticulteurs optant pour la confusion sexuelle sur leurs vignes depuis ce mois d’avril 2018. L’idée est simple : diffuser des phéromones dans les vignes pour dérouter les insectes ravageurs et empêcher leur reproduction. Quelque 220 hectares, soit un quart du vignoble de la coopérative, sont concernés par cette alternative aux insecticides.

Payer les agriculteurs pour les services environnementaux qu’ils rendent, une bonne idée… sur laquelle beaucoup s’arrachent les cheveux. Et abordée par @marie_nicot l’an dernier, dans sa chronique Champs libres…

Rappelez-vous ! 👉https://t.co/aytp4cQXD1

— CampagnesEnv (@CampagnesEnviro) 17 avril 2018


Couvrir les frais, plus un bonus incitatif

Carine Magot, responsable technique de la coopérative.

Un montant de 225 € est prévu pour chaque hectare ainsi protégé. « Nous couvrons les 150 € de matériels, le coût de la main d’œuvre lié à cette technique, et nous ajoutons un bonus pour inciter les adhérents à sauter le pas », précise Carine Magot, responsable technique du la coopérative. Soit près de 50 000 € pour cette première année. « Pour le moment, c’est auto-financé. Mais à terme, nous voulons mobiliser plus de viticulteurs et plus de surface, et encourager d’autre pratiques vertueuses pour l’eau, la biodiversité, l’air… »

Il faudra alors envisager un moyen de financer ces mesures. L’une des solutions : valoriser ces démarches auprès des clients, pour justifier un prix plus important pour le vin. À moins que le dispositif promis par Emmanuel Macron ne prenne le relai…


La déclaration d'Emmanuel Macron, le 11 octobre 2017

« Il importe aussi de mieux valoriser et rémunérer les services environnementaux que les agriculteurs sont capables de rendre à la collectivité en agissant pour préserver les sols, les eaux, la biodiversité et rémunérer de manière juste ces services. J'ai pris un engagement, il sera donc suivi des faits avec 200 millions d'euros pour la rémunération de ces services environnementaux. » À l'heure actuelle, aucune annonce supplémentaire n'a été faite à ce sujet par le Gouvernement, notamment sur la période concernée pour le déblocage des 200 M€.

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2 réponses sur “Premier exemple de paiement pour services environnement en agriculture”

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