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Un rapport fait de l’agro-écologie une voie d’avenir pour l’Europe

Abandonner les intrants de synthèse et les importations de protéines végétales, et replacer l'élevage herbivore extensif au cœur du projet agricole et alimentaire européen. Ce sont les pistes à suivre pour nourrir l'Europe à horizon 2050, selon une étude prospective agro-écologique parue courant septembre.

Par Eloi Pailloux - Publié le 10/10/2018 à 15:20

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Crédit photo : Philippe Daniel

« L’agro-écologie peut-elle sauver le monde ? » À cette question, le dernier rapport de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), publié le 18 septembre, répond qu’elle peut en tout cas nourrir l’Europe ! Ses auteurs démontrent que l’agriculture peut nourrir durablement 530 millions d’européens en 2050.

Cap sur l’élevage extensif

Comment ? En tablant sur l’abandon des importations de protéines végétales, la suppression des intrants de synthèse, le redéploiement des prairies naturelles, au détriment des prairies temporaires, et le développement des infrastructures agro-écologiques que sont les haies, arbres, mares…

À contre-pied de beaucoup d’autres études, ce rapport place l’élevage herbivore, essentiellement bovin, au cœur du système agro-écologique… à condition de le rendre plus « extensif », c’est-à-dire ne cherchant pas à maximiser la productivité.

– 40 % de gaz à effet de serre

Dans ce scénario, la production agricole baisserait de 35 % en moyenne par rapport à 2010 (calculée en kilocalories sur la base des rendements en bio), pendant que la consommation humaine s’orienterait vers plus de fruits, légumes et fibres, tout en diminuant la part des produits animaux. Le résultat est sans appel selon les auteurs : une alimentation saine, la conservation de la capacité d’exportation, la réduction de l’empreinte environnementale de l’Europe, dont – 40 % pour les gaz à effet de serre, la reconquête de la biodiversité et la conservation des ressources naturelles.

L’étude de l’Iddri a été conduite en partenariat avec le bureau d’étude Asca et financé par la Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme, ainsi que par l’Agence nationale de la recherche, au titre du programme « Investissements d’avenir ».

L’étude est disponible ici.

 

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