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Une mission parlementaire d’information sur les pesticides… pour quoi faire ?

Une mission d'information sur l'utilisation des produits phytopharmaceutiques a été créée à l'Assemblée nationale le 26 octobre 2017. Vingt-deux députés enchaînent les auditions et les déplacements sur le terrain. Objectif : écouter toutes les parties prenantes et faire état, au printemps 2018, de solutions alternatives et de propositions d'accompagnement pour réduire le recours aux pesticides.

Par Gaelle Gaudin - Publié le 15/02/2018 à 14:49

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Depuis novembre 2017, la mission parlementaire a auditionné 25 interlocuteurs et réalisé 3 déplacements sur le terrain (ici dans l’Aube, le 18 janvier 2018).

Depuis le 26 octobre 2017, vingt-deux députés de sensibilisations politiques diverses se penchent sur la question du recours aux pesticides dans le milieu agricole. Et ce, parallèlement et indépendamment des actions gouvernementales et des concertations lancées sur une feuille de route visant une moindre utilisation des pesticides.

« Les députés se sont auto-mobilisés, dans un contexte de forte interrogation de l’opinion publique sur l’impact sanitaire et environnemental de ces produits, explique Élisabeth Toutut-Picard, présidente de la mission. Pas moins de quatre commissions sont associées à cette mission d’information commune sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques : les commissions des affaires économiques, du développement durable, des affaires sociales et des affaires culturelles. »

Faire un état des lieux…

Cette mission, d’une durée de six mois, vise plusieurs objectifs : faire l’état des usages des pesticides et, surtout, proposer des solutions alternatives et des accompagnements pour les changements de pratiques.

« Nous cherchons à avoir une approche la plus objective possible, reprend Élisabeth Toutut-Picard. Nous auditionnons toutes les parties prenantes impliquées dans l’utilisation des pesticides afin de lister les alternatives en matière de produits, de méthodes… et pour déceler les étapes et leviers actuels ou potentiels permettant d’aboutir à une moindre utilisation de produits chimiques en agriculture. L’objectif est d’aboutir à des pratiques vertueuses pour tous et économiquement viables pour les agriculteurs. » Les députés se déplacent également sur le terrain pour rencontrer les acteurs : producteurs pratiquant divers modes d’agriculture (conventionnelle, raisonnée, en conservation des sols, biologique), interlocuteurs de la distribution agricole et de chambres d’agriculture, de centres de recherche…

… pour proposer les mesures adéquates

Absence d’a priori et transparence sont affichées. Les auditions sont publiques, visibles en direct ou en différé sur le site de l’Assemblée nationale. « Nous avançons sans savoir encore ce que nous mettrons dans le rapport final, poursuit la présidente de la mission. Nous écoutons et sommes ouverts à toute proposition d’évolution. Rien n’est exclu, à nous d’envisager les accompagnements nécessaires. Nous travaillons par filière de production et étudions les problématiques spécifiques pour tenter de trouver des mesures adéquates et ciblées. La solution universelle pour réduire le recours aux pesticides n’existe pas. Nous sentons le volontarisme des acteurs. Une dynamique est lancée, nous devons l’amplifier, ensemble. »

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