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Tout est bon dans la bouse

L'interprofession de la viande a animé les 3, 4 et 5 juin un parcours de découverte de la filière élevage sur l'avenue Foch à Paris. La bouse de vache a notamment été mise à l'honneur, en tant que matériau aux multiples usages.

Par Campagnes & Environnement - Publié le 07/06/2017 à 17:07

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À l’occasion de l’événement BiodiversiTerre, qui a transformé l’avenue Foch de Paris en un véritable parcours de découverte de l’agriculture française, l’Interprofession du bétail et de la viande (Interbev) a présenté la filière élevage. Les 3, 4 et 5 juin, le public a pu découvrir différentes races, différentes pratiques, et de façon plus surprenante, la bouse de vache a été mise à l’honneur.

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Le parcours de l’élevage sur l’avenue Foch, animé par Interbev.

Un long processus de fabrication

Une vache produit environ douze bouses par jour, et chacune fait environ 3 kilos, ce qui représente près d’une tonne à l’année par vache. Les ruminants que sont les vaches, girafes, cerfs, ou encore okapis et chèvres… mangent des végétaux, qui sont dégradé dans leurs quatre estomacs. Après une première digestion, la nourriture ingérée remonte dans la bouche de l’animal sous forme de pâte gluante, que la bête va mastiquer puis re-digérer une dernière fois. C’est la rumination.

Pour dégrader la cellulose, qui compose la majorité des plantes ingérées, les ruminants logent dans leurs estomacs des bactéries spécifiques. L’être humain, en comparaison, est incapable de dégrader l’herbe comme le font les vaches. Les chats l’utilisent pour se purger : ils mangent de l’herbe puis la recrache sous forme de boule, pour nettoyer le système digestif.

La bouse, un produit à haute valeur ajoutée

La bouse de vache a de nombreux emplois que l’on ne soupçonne pas. Elle possède un rôle écologique fondamental : certains insectes comme les mouches scatophages, vont s’en nourrir largement. Par ailleurs, ces mouches pondent de très nombreuses larves dans la bouse, qui serviront à nourrir des coléoptères par exemple. Au-delà de la nourriture, la chaleur dégagée par la bouse en fait un lieu de villégiature privilégié par les vers de terre et les bousiers qui y creusent de nombreuses galeries pour y habiter. Même les papillons viennent la lécher, car elle est riche en minéraux. Les déjections des ruminants ont donc un rôle-clé dans la chaîne alimentaire.

En plus de servir aux insectes, la bouse riche en azote, en carbone et en éléments minéraux va fertiliser le sol sur lequel elle se trouve, et en profondeur, puisque les vers de terre vont en amener des morceaux au bout de leurs galeries, assez loin sous terre. La bouse sert aussi à l’homme pour chauffer les maisons, créer des objets (bols, assiettes…), voire même les murs d’habitations séchées. Appelée parfois « bois de vache », la bouse reste un combustible indispensable dans de très nombreux pays pour cuire les aliments, ou stériliser l’eau, afin d’éviter les maladies.

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