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Une meilleure eau pour moins de phyto

Et si la qualité de l’eau utilisée pour les applications phytosanitaires permettait d’optimiser leur efficacité ? Emmanuel Dalle, arboriculteur dans le Pas-de-Calais, en est convaincu et investit dans cette technologie.

Par Campagnes & Environnement - Publié le 18/05/2017 à 00:00

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Emmanuel Dalle mise sur une réduction de 40 % de produits phytosanitaire en mettant en place cette technologie.

Les produits qui sortent des pulvérisateurs agricoles ne sont pas des pesticides purs, mais un mélange de ceux-ci avec de l’eau. Un niveau de dilution précis est recommandé pour chaque produit. Lors du mélange, on parle de « bouillie ».

Emmanuel Dalle, arboriculteur dans le Pas-de-Calais, a installé un dispositif entre le réseau d’eau et sa cuve de préparation de la bouillie. Objectif : modifier la dureté de  l’eau, son PH, son température et sa conductivité, et d’adapter ainsi l’eau au produit de traitement lors de la préparation.

Une efficacité accrue permet une réduction des doses

« Si on utilise une eau avec un pH acide alors que le produit est basique, le produit phytosanitaire se dégrade parfois très rapidement et sera peu ou pas efficace pour la culture. Adapter la composition de l’eau et celle du produit, permet une dilution parfaite des molécules dans l’eau. C’est une garantie d’efficacité du traitement et cela permet d’envisager des diminutions de dose », explique Emmanuel Dalle.

Le principe est complètement informatisé. Les caractéristiques de la molécule utilisée en verger sont intégrées, la température, le pH et la conductivité souhaités sont définis, puis l’eau est préparée et injectée dans la cuve. Pour Emmanuel, ce dispositif permettra de diminuer les dilutions en conservant l’efficacité du produit. L’investissement est bien sûr conséquent pour ce dispositif : près de 21 000 euros. Mais, selon Emmanuel Dalle, l’économie d’intrants induite permettra d’amortir l’outil en deux à trois ans.

 

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