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Bio dans les cantines, plus cher pour les familles ?

Au moins 20 % de bio dans les cantines, ce sera bientôt la loi. Les produits labellisés étant en moyenne plus chers que leurs équivalents conventionnels, quid du budget des consommateurs ? Selon l\'expérience d\'établissements déjà engagés dans la voie « bio », le surcoût n\'impacte pas fatalement le prix du repas.

Par Eloi Pailloux - Publié le 16/04/2018 à 19:04

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Photo : Julien Claudel

Le parcours législatif de la loi post-États généraux de l’alimentation suit son cours. L’une des mesures les plus commentée concerne une proportion de produits bio minimales à instaurer dans la restauration collective, à 20 %. La question du coût de cette mesure pour les convives, et donc dans la majorité des cas les parents des enfants scolarisés, fait débat.

C’est d’ailleurs l’une des objections qui avait été formulée en 2016, quand la députée de Dordogne Brigitte Allain avait voulu, une première fois, légiférer en la matière – le texte n’ayant finalement pas passé le cap des discussions parlementaires.

Un surcoût en recul pour les établissements

Début 2017, 77 % des établissements ayant introduit des produits bio font état d’un surcoût. Avec un budget à revoir à la hausse de 18 % en moyenne. Toutefois, ces chiffres sont en recul. En 2012, ce sont 91 % des établissements introduisant du bio qui évoquaient un surcoût, alors évalué à + 24 %.

Reste que les quantités de bio aujourd’hui proposées dans les cantines sont faibles, moins de 4 % et 2017. Qu’en sera-t-il en 2022, si ce chiffre est multiplié par cinq ?

Des leviers pour éviter d’impacter le prix payé par le convive

S’il n’a pas clairement détaillé les moyens qui seront donnés aux gérants des établissements, l’objectif du gouvernement est bien d’éviter une inflation pour les convives. En ce sens, les tendances actuelles donnent des indices sur les leviers d’action existants.

Selon l’Agence Bio, en 2017, les surcoûts dus au bio n’ont pas de répercutions pour le convive dans deux restaurants sur trois. Dans certains cas, l’établissement prend en charge la différence. Dans d’autres, des mesures sont prises pour lisser les montants concernés sur l’ensemble des repas. Comment ? En limitant le gaspillage, en mettant en concurrence les fournisseurs, en remplaçant certains produits par d’autres moins coûteux…

Des exemples de menus plus bio et moins chers

Si le changement est accompagné, l’augmentation du prix des repas peut donc être circonscrite, voire évitée. Les établissements pionniers en la matière devront jouer le rôle de référent. Fréquemment citée en exemple, la commune de Mouhans-Sartoux a réussi à atteindre le 100 % bio tout en… réduisant le prix du repas pour les parents de 1,92 € en 2008 à 1,86 € en 2016.


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