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Le gaspillage alimentaire se situe-t-il principalement au niveau du consommateur ?

Un Français jette 20 à 30 kg d’aliments par an. Un gaspillage en bout de chaîne, au niveau du consommateur et qui correspond à la plus grande partie du gâchis alimentaire. Qu'en est-il de l'amont des filières ?

Photo : ministère de l'Agriculture

Par Campagnes & Environnement - Publié le 08/07/2017 à 16:18

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Les foyers sont responsables des deux tiers de la nourriture gaspillée. En France, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a estimé à 6,5 millions de tonnes les déchets alimentaires produits au sein des ménages, sur un total de 10 Mt. 2,3 Mt sont attribués à la distribution et 1,5 Mt à la restauration collective et commerciale.  Autre chiffre : on considère qu’un Français jette 20 à 30 kg d’aliments par an, soit un repas par semaine en moyenne équivalent à 160 euros par an. Ce constat est le même dans tous les pays industrialisés.

Mais, dans les pays en voie de développement, la tendance s’inverse. L’amont de la filière est le maillon qui perd le plus d’aliment. La cause ? Le manque d’infrastructures pour conserver les produits et des défaillances logistiques pour les amener jusqu’aux consommateurs.

Des efforts restent toutefois à fournir sur l’ensemble de la filière. La distribution et la restauration  se sont engagées à ne plus détruire des produits consommables et à privilégier le don avec des associations. Ces actions sont encouragées par le ministère de l’Agriculture dans le cadre de son pacte de lutte contre le gaspillage alimentaire.

Quant à l’agriculture, elle a réduit ses pertes. Selon l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) elles s’élèvent à 3,2 % dans les exploitations laitières, 2 % pour les céréales pour l’alimentation humaine, et entre 4 et 12 % pour le secteur des fruits et légumes.

Le ministère de l’Agriculture a annoncé le 24 avril 2017 la signature d’un deuxième pacte de lutte contre le gaspillage alimentaire pour la période 2017-2020. L’objectif est de réduire le gaspillage de 50 % à l’horizon 2025. Favoriser la gestion des invendus et le don alimentaire, renforcer l’innovation et les partenariats entre les acteurs, déployer de nouveaux outils de communication ou mieux quantifier le gaspillage, sont autant d’enjeux auxquels l’État et ses partenaires cherchent à répondre. Un renforcement de la gouvernance et la création de six groupes de travail doivent donner un nouvel élan à la lutte contre le gaspillage alimentaire.

Le ministère de l’Agriculture a annoncé le 24 avril 2017 la signature d’un deuxième pacte de lutte contre le gaspillage alimentaire pour la période 2017-2020. L’objectif est de réduire le gaspillage de 50 % à l’horizon 2025. Favoriser la gestion des invendus et le don alimentaire, renforcer l’innovation et les partenariats entre les acteurs, déployer de nouveaux outils de communication ou mieux quantifier le gaspillage, sont autant d’enjeux auxquels l’État et ses partenaires cherchent à répondre. Un renforcement de la gouvernance et la création de six groupes de travail doivent donner un nouvel élan à la lutte contre le gaspillage alimentaire.


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