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Accord européen « historique », quelle part pour l’agriculture ? 

L’accord a été qualifié d’historique par le Président de la République, Emmanuel Macron. Le 21 juillet, les États-membres de l’Union européenne ont finalement réussi à trouver un compromis sur le budget des sept prochaines années. Et donc sur l’enveloppe attribuée à la Pac. Si la baisse drastique envisagée un temps a été évitée, les acteurs du secteur agricole restent vigilants, notamment sur la manière dont cette politique sera mise au service des volets agricole et pour la biodiversité du Green Deal. 

Par Laure Hänggi - Publié le 23/07/2020 à 17:37

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« Nous l’avons fait ! » A l’issue d’un des sommets européens les plus longs de l’histoire, le président du Conseil européen, Charles Michel, a annoncé le 21 juillet que les 27 États-membres avaient finalement, au terme de quatre jours, trouvé un compromis sur le budget de l’UE pour les sept prochaines années. Adossé à un plan de relance de l’économie de 750 milliards d’euros, le budget global pour la période 2021-2027 s’élève à 1074 milliards d’euros.

Un budget de la Pac maintenu…

L’absence d’accord sur le budget bloquait les négociations sur la Pac, son enveloppe demeurant incertaine. La Commission européenne avait fait une première proposition en 2018 à hauteur de 365 milliards d’euros, moins importante que pour 2014-2020 et jugée largement insuffisante par le secteur agricole. Depuis, Bruxelles avait quelque peu revu sa copie à la hausse, notamment dans le cadre des discussions sur le plan de relance de l’économie, certaines filières ayant été très durement touchées par la crise du Covid-19. C’est finalement une enveloppe de 386,7 milliards d’euros, soit 6 milliards de plus que pour la période précédente. «  C’est un accord bénéfique à la fois pour les agriculteurs et pour les Français, commente Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, lors d’un point presse. Nos agriculteurs ont besoin d’être accompagnés sur les transitions écologiques et démographiques, c’est un enjeu crucial. »

… mais des promesses à moitié tenues

Ce budget fait néanmoins l’objet d’une bataille des chiffres. Il est exprimé en euros courants, c’est-à-dire qu’il ne prend pas en compte l’inflation. Si celle-ci entre dans la balance, le budget est en fait moins important (343,944 Mrds€). Par ailleurs, certaines promesses de la Commission européenne ont finalement été réduites : celle-ci avait annoncé une rallonge de 15 milliards d’euros pour le second pilier de la Pac, qui finance notamment les actions de transition agroécologique. Seule la moitié de ce budget aura finalement été conservée dans l’accord final.

Réactions en demi-teinte

Ainsi, si les Chambres d’agricultures font part de leur soulagement face à ce maintien du budget, les syndicats agricoles nuancent ce propos. Pour la Confédération paysanne, cette enveloppe est « plutôt une bonne nouvelle tant les enjeux sont importants pour réorienter nos systèmes agricoles et alimentaires », mais elle regrette « vivement la baisse de moitié du budget du plan de relance alloué au 2ème pilier de la Pac ». Le son de cloche est assez similaire du côté de la FNSEA et des JA, pour qui cet accord permet de « limiter la casse ». Les syndicats annoncent désormais rester vigilants sur la manière dont la Pac sera mise au service de la mise en oeuvre du Green Deal. « Avec des moyens supplémentaires limités, les objectifs devront être adaptés : difficile de demander aux agriculteurs de faire plus sans leur en donner les capacités financières », préviennent ainsi la FNSEA et les JA.

La Pac en France 

L’Hexagone  bénéficiera de 62,4 milliards d’euros  (contre 62 milliards pour les sept années précédentes). Dans le détail, si le second pilier bénéficie d’une augmentation de 1,4 Mrd € pour atteindre 11,4 Mrds€, les paiements directs reculent d’un milliard d’euros sur sept ans, et s’établissent à 51 Mrds€.

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