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Acte de fin pour la guerre du Camembert

Le verdict est tombé : le cahier des charges AOP camembert de Normandie ne sera pas étendu aux fromages du même nom mais fabriqués avec du lait pasteurisé. C'est l'aboutissement de plusieurs années de négociation qui avaient pourtant permis de trouver un accord entre les acteurs des filières concernées.

Par Laure Hänggi - Publié le 05/03/2020 à 12:28

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Du lait cru ou rien ! Le 3 mars, le point final de la guerre du camembert a été acté. Le cahier des charges du label AOP « Camembert de Normandie au lait cru moulé à la louche » ne sera pas étendu pour inclure les camemberts à base de lait pasteurisé vendus sous la mention « fabriqué en Normandie ». Suite aux critiques des producteurs sous AOP de l’utilisation par des industriels de cette mention, au début des années 2010, la bataille sur le sujet faisait rage.

Échec de l’accord trouvé entre les acteurs de la filière

Des avancées avaient pourtant eu lieu. Le 21 février 2018, l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao) annonçait un partenariat entre les acteurs des différentes filières concernées. Objectif : construire un cahier des charges unique d’ici à 2021 pour une AOP rebaptisée « Camembert de Normandie », qui aurait compter dans ses rangs l’ensemble des fromages produits dans la région, indépendamment du type de lait utilisé. Le projet avait été officiellement présenté le 25 janvier. Deux niveaux étaient envisagés : un « cœur de gamme » et un « haut de gamme », en fonction du nombre de vaches normandes dans le troupeau ou du traitement du lait. L’AOP aurait ainsi vu ses tonnages fortement augmenter, en passant de 5700 à 40 000 tonnes. Une extension de l’aire d’appellation, finalement retoquée, était aussi envisagée.

Vote de l’abandon du projet

Les membres de l’Organisme de défense et de gestion (ODG) Camembert de Normandie se sont finalement prononcés le 3 mars, à 97 %, pour l’abandon du projet. Un vote qui fait suite à celui du 29 janvier, où 53 % des membres de l’ODG s’étaient prononcés contre l’uniformisation du cahier des charges, considérant que cela aboutirait à un affaiblissement de l’appellation.

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