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Alimentation animale, des industriels facilitateurs

Les règles d’usage des aliments du bétail visent pour l’essentiel à mieux tracer chaque produit utilisé. Les industriels de l’alimentation animale sont directement concernés par ces mesures. Rencontre avec le président de la Fédération nationale des coopératives d’aliments, Daniel Rabiller.

Par Campagnes & Environnement - Publié le 20/01/2005 à 00:00

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Daniel Rabiller président de la Fédération nationale des coopératives de production et d’alimentation animale.

Comment les fabricants d’aliments du bétail peuvent-ils accompagner les éleveurs dans la mise en œuvre du référentiel agriculture raisonnée ? Pour Daniel Rabiller, président du Syncopac (Fédération nationale des coopératives de production et d’alimentation animale), également éleveur en Vendée, l’apport des industriels réside pour l’essentiel dans un rôle de facilitateur. “Nous devons, bien sûr, et en premier lieu, être tous parfaitement conformes à la réglementation. Un engagement que nous avons pris bien avant la mise en œuvre des différents textes car il n’est, à nos yeux, pas possible que les éleveurs aient un doute sur la composition de leurs aliments.” Étiquetage, suivi des échantillons, traçabilité… Les distributeurs ou fabricants agréés se doivent de respecter les règles. “Nous étiquetons par ingrédient, par ordre décroissant et mettons à disposition des éleveurs la formule complète sur demande.” Au-delà, les industriels entendent favoriser les démarches liées à l’ensemble des bonnes pratiques d’élevage, y compris les bonnes pratiques de fabrication d’aliments à la ferme.

Ces dernières sont d’ailleurs inscrites noir sur blanc dans le règlement sur l’hygiène des aliments pour animaux, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2006. “Ce travail pédagogique n’est pas rendu facile par les aspects administratifs, la mise en route de la conditionnalité, du découplage des aides… Il ne faut pas perdre de vue l’essentiel, qui reste le lien entre le produit et le marché. Et ce lien, nous sommes les mieux placés pour l’assurer.” Il propose aussi de mieux mettre en évidence le travail de nutritionniste réalisé à la fois par les industriels, mais aussi par les éleveurs sur leur exploitation qui mettent en œuvre plusieurs matières premières, garantissant à leurs troupeaux une réelle diversité alimentaire. 

Exigences nationales du référentiel

65. Lorsque l’eau destinée à l’abreuvement des animaux ne provient pas d’un réseau public, en faire réaliser des analyses portant au minimum sur la qualité bactériologique, tous les deux ans.

66. Utiliser pour l’alimentation des animaux uniquement des substances autorisées, susceptibles d’être incorporées dans l’alimentation des animaux.

67. Ne pas utiliser d’antibiotiques dans l’alimentation des animaux en tant que facteurs de croissance.

68. Conserver les factures d’achats ou les bons de livraison des matières premières, des aliments et des fourrages, susceptibles d’être incorporés dans l’alimentation des animaux.

69. Acheter des aliments uniquement auprès de fabricants et de distributeurs :

– fournissant une information détaillée sur la composition des aliments vendus, et notamment leur formule ingrédient par ingrédient avec les pourcentages correspondants,

– spécifiant, sur les factures, les bons de livraison, les étiquettes ou tout autre support approprié, les références des lots de fabrication,

– leur demander ces informations et les conserver.

70. Enregistrer les formules de fabrication des aliments lorsque les aliments sont produits sur l’exploitation ou que des mélanges y sont réalisés, et conserver les formules des aliments achetés à l’extérieur.

71. Disposer d’un lieu de stockage des aliments solides et liquides évitant tout risque de contamination.

72. Nettoyer régulièrement les aires de stockage des ensilages afin d’éviter toute contamination et enregistrer les opérations.

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