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Bio : le cuivre reste autorisé en tant que fongicide pour les cultures

Une autorisation renouvelée pour sept ans, à condition de réduire les doses appliquées… C'est le verdict rendu par l'Union européenne concernant le cuivre, utilisé comme fongicide en agriculture. Si la molécule est utilisable dans tous les modes de production, la filière bio marque un soulagement particulier, les alternatives autorisées en « AB » se faisant rares.

Par Eloi Pailloux - Publié le 29/11/2018 à 09:25

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C’est acté : les agriculteurs pourront continuer à utiliser le cuivre dans leurs parcelles. L’Union européenne a décidé de renouveler l’autorisation de l’utiliser, pour ses propriétés fongicides, sur les sept années à venir. Le sort de cet intrant a fait débat tout au long de l’année 2018. En cause : les potentiels impacts du cuivre sur les organismes « non-cibles ». Autre problème : les critères pour évoluer les effets du cuivre sur eaux souterraines ne sont pas tous renseignés.

Des doses revues à la baisse

Dans ce contexte, plusieurs solutions ont été abordées par l’UE… y compris l’interdiction. Finalement, c’est une reconduction qui a été choisie, mais en réduisant les doses autorisées. De 6 kg par hectare et par an, celles-ci passent à 4 kg/ha/an « en moyenne ». Autrement dit, il possible d’ajouter jusqu’à 2 kg par hectare, en cas d’année intense en maladie, à condition de compenser en réduisant la dose d’autant sur une autre année, sur la période de sept ans.

Le protocole d’évaluation en question

Une nouvelle qui rassure la filière. De récents travaux menés par l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) établissait que les alternatives actuelles autorisée en bio ne permettaient d’atteindre que la moitié de l’efficacité du cuivre, sur une année marquée par des attaques fongiques modérées. Si la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) se félicite de cette issue, elle continue à militer pour la création d’un protocole européen dédié aux matières minérales. La méthode d’évaluation actuelle pour le cuivre est celles des pesticides de synthèse, ce qui crée plusieurs biais, selon la Fnab.

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