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Carrefour, LSDH et WWF soutiennent une filière lait bio locale fondée sur un partenariat innovant

Un coup de pouce pour 66 éleveurs dans leur projet de conversion en bio. C’est le sens du partenariat original entre la fondation Carrefour, la Laiterie de Saint-Denis-L’hôtel (LSDH) et le WWF. Une collaboration validée lors du forum Open AgriFood, le 21 novembre à Orléans.

Par Anne DELETTRE - Publié le 22/11/2018 à 15:49

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Crédit APLC

La fondation Carrefour et la Laiterie de Saint-Denis-L’hôtel (LSDH) ont annoncé le 21 novembre, dans le cadre d’Open Agrifood à Orléans, la création d’une filière de lait bio 100 % française. Un montage qualifié « d’inédit » par les protagonistes. Ces deux structures soutiennent la conversion de 66 éleveurs adhérents de l’Association des producteurs de lait du bassin Centre (APLC), qui en compte 450.

Durable, au-delà du bio

Ce partenariat implique aussi l’ONG WWF, dont le logo sera apposé sur la brique. La portée « durable » du projet dépasse le volet agricole puisque les camions qui serviront à transporter le lait rouleront au biométhane et les emballages seront fabriqués sans aluminium. La conversion des éleveurs dure deux ans. Pendant cette période de transition, sensible pour les éleveurs en raison du risque de recul des volumes de lait produits, la laiterie abondera de 30 euros le prix des 1000 litres livrés et la fondation Carrefour de 20 euros, pour un total de 10 millions de litres contractualisés sur cette première tranche.

140 € de plus par litre comparé au lait traditionnel

Au-delà, un contrat sera passé pour trois ans avec les éleveurs afin de garantir un prix et un volume, à raison de 460 euros la tonne contre 320 euros en moyenne pour le lait traditionnel et 400 euros pour la marque C’est qui le Patron. Le tout sera collecté et conditionné par LSDH. Carrefour commercialisera les premières briques de lait à partir de 2020.

Arnaud Gauffier, de WWF, souhaite que ce type de projet se développe dans les fruits et légumes, dans d’autres élevages, et dans les grandes cultures. Pour Laurent Vallée, secrétaire général de Carrefour, ce modèle de partenariat est un moyen de pérenniser les relations avec les éleveurs grâce à une contractualisation dans la durée, sur les volumes et la juste rémunération des éleveurs. Le bio représente près de 5 % du chiffre d’affaires de Carrefour. Il est considéré comme l’axe prioritaire de développement du groupe.

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