Le magazine de l’agriculture durable
S'inscrire gratuitement à la newsletter S'abonner au mag Newsletter Mag
Alimentation

En dépassant les 2 milliards d’euros de vente, le commerce équitable franchit un cap inédit en France

Élevage

Réchauffement climatique, la poule déploie ses allèles

Modes de production

Avec l’agroforesterie, La Poste se veut facteur de durabilité

Cultures

La hausse des prix des graines de moutarde pique les industriels du secteur

Bien-être animal

Présidentielle 2022, la sensibilité des candidats à la condition animale passée au crible

Cofruid’Oc, la coopérative qui valorise les pommes « moches »

Valoriser les pommes avec des défauts, qui ne correspondent pas aux critères du marché frais, c'est le pari de la coopérative Cofruid'Oc, qui a créé une gamme de pommes « imparfaites » dédiées à la cuisine. Une initiative présentée dans l'ouvrage Coopératives & économie circulaire, édité par Coop de France.

Par Campagnes & Environnement - Publié le 28/07/2015 à 00:00

Commenter

Partager :

Les pommes qui sont achetées par l'industrie agroalimentaire pour être transformées en jus ou en compotes sont généralement vendues à un tarif inférieur à leur coût de production. Ces pommes, qui ne correspondent pas aux critères esthétiques du marché frais, représentent 20 à 25 % de la production totale.

Une gamme de pommes « moches » dédiées à la cuisine

Pour lutter contre le gaspillage alimentaire et afin d'assurer un revenu juste aux éleveurs, la coopérative Cofruid'Oc, en Langeudoc Roussillon, a crée la gamme « La cueillette futée du Chef ». Cette gamme présente trois types de pommes selon leurs propriétés culinaires : « croquantes et acidulées » ; « bonne tenue à la cuisson et parfumées », et « fondantes et parfumées ». Ces trois types de pommes sont accompagnées de recettes originales imaginées par Nicolas Géraud, un jeune chef originaire de Lunel, dans l'Hérault. Ces pommes qui, à cause d'imperfections visuelles, n'auraient pas pu entrer dans le circuit de distribution frais classique, sont ainsi valorisées à leur valeur d'usage.

Consommateurs et producteurs sont gagnants  

« Il est difficile de faire changer les comportements, en libre-service : les clients choisiront toujours les plus beaux fruits », admet Didier Crabos, directeur de Cofruid'Oc. « Nous avons donc créé un nouveau marché gagnant-gagnant : les consommateurs bénéficient d'un service supplémentaires, car nous leurs recommandons la bonne pomme pour la bonne utilisation. Le rapport qualité-prix profite également aux clients car ces pommes conservent toutes leurs propriétés organoleptiques. De son côté, le producteur peut valoriser cette part de la production à 20 ou 30 centimes de plus que par la vente déclassée pour l'industrie agroalimentaire. » 
 
L'objectif de la coopérative est de distribuer 500 à 1 000 tonnes de pommes par an. « Tout le challenge est de développer des partenariats avec les grandes enseignes », conclut Didier Crabos.
 
 src=

En savoir plus : consulter l'ouvrage Coopératives & économie circulaire, édité par Coop de France.

Ils vous intéresseront peut-être

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.