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Cofruid’Oc, la coopérative qui valorise les pommes « moches »

Valoriser les pommes avec des défauts, qui ne correspondent pas aux critères du marché frais, c'est le pari de la coopérative Cofruid'Oc, qui a créé une gamme de pommes « imparfaites » dédiées à la cuisine. Une initiative présentée dans l'ouvrage Coopératives & économie circulaire, édité par Coop de France.

Par Campagnes & Environnement - Publié le 28/07/2015 à 00:00

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Les pommes qui sont achetées par l'industrie agroalimentaire pour être transformées en jus ou en compotes sont généralement vendues à un tarif inférieur à leur coût de production. Ces pommes, qui ne correspondent pas aux critères esthétiques du marché frais, représentent 20 à 25 % de la production totale.

Une gamme de pommes « moches » dédiées à la cuisine

Pour lutter contre le gaspillage alimentaire et afin d'assurer un revenu juste aux éleveurs, la coopérative Cofruid'Oc, en Langeudoc Roussillon, a crée la gamme « La cueillette futée du Chef ». Cette gamme présente trois types de pommes selon leurs propriétés culinaires : « croquantes et acidulées » ; « bonne tenue à la cuisson et parfumées », et « fondantes et parfumées ». Ces trois types de pommes sont accompagnées de recettes originales imaginées par Nicolas Géraud, un jeune chef originaire de Lunel, dans l'Hérault. Ces pommes qui, à cause d'imperfections visuelles, n'auraient pas pu entrer dans le circuit de distribution frais classique, sont ainsi valorisées à leur valeur d'usage.

Consommateurs et producteurs sont gagnants  

« Il est difficile de faire changer les comportements, en libre-service : les clients choisiront toujours les plus beaux fruits », admet Didier Crabos, directeur de Cofruid'Oc. « Nous avons donc créé un nouveau marché gagnant-gagnant : les consommateurs bénéficient d'un service supplémentaires, car nous leurs recommandons la bonne pomme pour la bonne utilisation. Le rapport qualité-prix profite également aux clients car ces pommes conservent toutes leurs propriétés organoleptiques. De son côté, le producteur peut valoriser cette part de la production à 20 ou 30 centimes de plus que par la vente déclassée pour l'industrie agroalimentaire. » 
 
L'objectif de la coopérative est de distribuer 500 à 1 000 tonnes de pommes par an. « Tout le challenge est de développer des partenariats avec les grandes enseignes », conclut Didier Crabos.
 
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En savoir plus : consulter l'ouvrage Coopératives & économie circulaire, édité par Coop de France.

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