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De l’or noir à l’or vert

Les secteurs de l’énergie et de la chimie sont les deux principaux domaines industriels où les bioproduits ont de sérieuses perspectives d’avenir. Les plantes cultivées, dont le maïs, ont des chances de développement. Mais il faudra aussi compter avec la concurrence de la forêt. L’étude approfondie des écobilans dégagera les projets les plus pertinents.

Par Campagnes & Environnement - Publié le 05/01/2005 à 00:00

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Aujourd’hui, 80 % de l’énergie consommée sur la planète provient de ressources fossiles épuisables (pétrole, gaz, charbon) ce qui contribue au réchauffement climatique (émission de gaz carbonique notamment). Les biocarburants, parce qu’ils sont d’origine renouvelable et qu’ils recyclent le gaz carbonique par la photosynthèse, permettent de limiter les émissions de gaz carbonique.

 

Biocarburants et bioénergie

Malgré toutes les pistes aujourd’hui ouvertes, les bioproduits restent marginaux puisqu’ils représentent actuellement moins de 1 % des utilisations (biocarburants compris).

 

“Les biocarburants d’aujourd’hui, explique Maurice Dohy, directeur d’Agrice-Ademe (1) utilisent les réserves des plantes cultivées, ceux de deuxième génération utiliseront la biomasse ligno-cellulosique, c’est-à-dire la plante entière et non plus ses seules réserves. Ils pourront donc aussi être produits par la forêt, voire par les différents déchets organiques. Cette évolution est logique dans la mesure où l’on cherchera à « faire des volumes ». Pour le moment, le maïs qui se positionne sur la voie des « biocarburants », via l’éthanol, peut avoir sa chance sur le secteur plus vaste de la bioénergie où l’enjeu est de transformer la biomasse afin de produire du gaz de synthèse (voie de la gazéification) destiné à faire fonctionner les moteurs de demain ou les piles à combustible”. Sur ce volet, les recherches visent essentiellement à trouver des voies de purification des gaz émis. Cela dit, comme sur le secteur des biocarburants, l’origine de la biomasse (agricole forestière, déchets organiques) sur le plan purement technologique est indifférente. Dans cette perspective, le maïs n’a donc a priori, pas plus de chance que les autres cultures de trouver des débouchés particuliers. Les volontés politiques locales, voire nationales et les stratégies des entreprises pour positionner leurs efforts de recherche sur tel ou tel produit (espèce ou sous-produit) seront certainement très déterminantes.

L’agriculture raisonnée : un levier important

L’amidon intéresse de nombreux secteurs de la chimie (plasturgie, emballage, cosmétiques, détergents pharmaceutiques produits agricoles, tensio-actifs, solvants). Les recherches s’orientent vers des produits de substitution qui soient biodégradables et biocompatibles (moins de rejets, moins d’effluents). Sur ce point, les efforts pour favoriser une agriculture raisonnée sont un levier d’amélioration important. Et là encore, le maïs peut avoir sa chance mais pas plus ni moins que d’autres espèces riches en amidon.

La législation dans le secteur de la chimie : frein ou levier ?

De plus, les aspects réglementaires, qui par ailleurs ont des coûts non négligeables pour les industries de la chimie, peuvent aussi représenter des opportunités de développement de nouvelles solutions alternatives. “C’est le cas de la directive européenne Reach, explique Alain Dini de Bayer CropScience. Elle vise à mettre en place un nouveau système d’enregistrement des matières chimiques sur la base de la révision préalable de 30 000 substances chimiques d’ici douze ans. Ce vaste chantier réglementaire peut effectivement constituer une opportunité qui fera surgir des solutions alternatives nouvelles où les bioproduits auront toute leur place. On pense en particulier aux domaines de protection, de revêtement au travers des adjuvants et des formulations.”

Agrice est un groupement d’intérêt scientifique animé par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

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