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Élevages en cage : déçues des mesures gouvernementales, des ONG saisissent le Conseil d’État

Alors que le président de la République s’est engagé à interdire la vente d’œufs de poules élevées en batterie d’ici à 2022, neuf ONG se sont retrouvées le 10 février devant le Conseil d’État à Paris, défendant ce slogan : « Emmanuel Macron, le temps est écoulé, allez-vous tenir votre promesse ? ». Ces associations ont déposé une requête commune contre le décret L214-11 paru en décembre 2021, trop peu ambitieux selon elles, contre l’élevage de poules en cages.

Par Lisa Canales - Publié le 11/02/2022 à 13:11

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Neuf ONG étaient présentes ce 10 février devant le Conseil d’État à Paris : Alliance anti-corrida, Animal Cross, CIWF France, L214, LFDA, Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs (O-A-B-A), One Voice, SPA et Welfarm. Toutes étaient là pour déposer une requête commune contre un décret paru en décembre 2021 visant à limiter le nombre d’élevages de poules pondeuses en batteries. Un texte bien trop peu ambitieux selon les ONG. 

« Emmanuel Macron, le temps est écoulé, allez-vous tenir votre promesse ? »

Dans sa version actuelle, ce décret porte l’interdiction pour tout nouvel élevage de se lancer dans la production d’œufs avec des poules en cages. Mais il ne concerne pas ceux déjà en place avec ce système. Pour les élevages en cage aujourd’hui en fonctionnement, la seule restriction est la suivante : si l’aviculteur construit une dépendance dans le but d’agrandir sa production, alors elle ne doit pas comporter de cage. 

Selon les neuf ONG, cela va à l’encontre des engagements du président de la République. En 2017, Emmanuel Macron avait en effet pris « l’engagement d’interdire d’ici à 2022 de vendre des œufs pondus par des poules élevées en batterie ». A cette échéance, tous les œufs devaient être issus d’élevages en plein air, ce qui n’est actuellement pas le cas. Pour les ONG le contrat n’est pas rempli. Elles rappellent également que le décret n’est pas cohérent avec l’ambition de Commission Européenne de mettre fin à l’élevage en cage d’ici 2027. Une décision prise après la signature d’une initiative citoyenne par 1,4 million d’européens pour abolir la pratique de l’élevage de poules en cages. 

Les poules pondeuses, une cause inscrite dans le calendrier politique

Pour Laëtitia Dinault, responsable de la communication de CIWF, l’élevage en cage est le symbole de pratiques « d’élevage intensif ». Elle évoque aussi une « génétique poussée à l’extrême » faisant référence aux pratiques qui envoient les poussins mâles jugés inutiles, au broyage. Cette pratique sera toutefois interdite au 31 décembre 2022. Un décret paru le 6 février précise que les couvoirs doivent suivre un calendrier précis, tout au long de l’année, pour mettre en place des techniques d’ovosexage. Autre solution possible pour les ONG, l’élevage de souches dites « duales », les mâles sont élevés pour leur chair et les femelles pour leurs œufs.

✊Ca y est, notre requête commune contre le décret qui restreint l'interdiction de bâtiment nouveau ou réaménagé de poules en cages est déposée. Nous demandons son annulation. @AnimalCrossAsso @Anticorrida @L214 @fondationLFDA @onevoiceanimal @OABA_Off
@SPA_Officiel @WelfarmFR pic.twitter.com/9p4QUbgNks

— CIWF France (@CIWF_FR) February 10, 2022

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