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Éric Andrieu, eurodéputé, dément les accusations contre le Green Deal

Suite à la publication en août de l’étude du Joint Research Center (JRC), traitant des impacts des stratégies Farm to Fork et Biodiversité inscrites dans le Green deal, de nombreux lobbies, associations et élus s’indignent, depuis quelques semaines, des pertes de productions qu’elles engendreraient. Dans un communiqué publié le 11 octobre, Éric Andrieu, député européen PS, affirme que ces accusations représentent une « campagne de désinformation », qui détournent les résultats de l’étude du JRC.

Par Romane Gentil - Publié le 14/10/2021 à 10:17

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« Non, le Green deal ne provoquera pas la famine en Europe ». Ce sont les mots qu’a employés Éric Andrieu, eurodéputé PS, dans un communiqué du 11 octobre. Il s’agit d’une réponse à ce qu’il appelle une « campagne de désinformation » menée depuis quelques semaines, à la suite de la publication en juillet d’une étude sur les impacts des stratégies Farm to Fork et Biodiversité, du Green deal. Menée par le Joint Research Center (JRC), organe scientifique de la Commission européenne, et présentée ce même 11 octobre, cette dernière montre, d’après le Comité des organisations professionnelles agricoles (Copa Cocega), que le Green deal amènerait à une perte de 5 à 15 % de la production.

Il ne s’agit pas d’une étude d’impact

Cependant, pour Éric Andrieu, de telles conclusions s’appuient sur une mauvaise interprétation de l’étude. « Il est temps que ces magnats de la financiarisation de l’agriculture cessent de faire dire à cette étude ce qu’elle ne nous dit pas, qu’ils cessent de se moquer du monde », écrit-il. Il insiste sur le fait que, au contraire des affirmations des dernières semaines, ses auteurs affirment qu’il ne s’agit en réalité pas d’une étude d’impact, notamment car elle ne représente pas les secteurs de l’agriculture biologique, et qu’elle ne différencie pas les différents types de pesticides.

Des accusations pour défendre des intérêts propres

Selon le député européen, les lobbies, associations et élus qui s’attaquent au Green deal le font dans le but de défendre une agriculture productiviste, car cette dernière leur rapporte d’« immenses bénéfices ». Ainsi, de telles accusations iraient à l’encontre du bien commun, pour des intérêts propres.

Éric Andrieu insiste sur l’importance du Green Deal dans la lutte contre le changement climatique, en s’adressant directement aux « marionnettes de l’agro-chimie ou de l’agro-industrie » : « Ce n’est pas en se comportant [ainsi] que vous, tenants d’une agriculture productiviste sans limite, serez à la hauteur de ces enjeux. »

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