Le site de l'agriculture et de l'alimentation durable
S'inscrire gratuitement à la newsletter S'abonner au mag Newsletter Mag
Pesticides

Riverains et pesticides, dix-huit départements ont leur charte de bon voisinage

Climat

Rémi, agriculteur participant à la Convention citoyenne pour le climat : « Je n’ai pas hésité une seconde ! »

Communication

#AgriLoving, la campagne de communication positive au ton décalé

Modes de production

« Les pouvoirs publics doivent nous laisser la possibilité d’adopter des critères environnementaux »

Nouvelles technologies

« La nutrition n’est pas le seul critère de choix lors de l’achat », Laurent Pasquier, co-fondateur de C’est qui le patron ?!

vins-et-autres-boissons

Bio et Haute valeur environnementale, les viticulteurs de l’Île de Ré se jettent à l’eau

Les viticulteurs de l'Île de Ré, profitant d'un climat défavorable aux maladies, consomment peu de fongicides. Un tremplin pour s'orienter vers la Haute valeur environnementale (HVE) et le bio, pour des vins consommés essentiellement localement.

Par Eloi Pailloux - Publié le 29/05/2019 à 12:12

Commenter

Partager :

Insulaire de rien, les producteurs de vin de l’Île de Ré s’orientent vers le label bio. La coopérative Les vignerons de l’Île de Ré, également appelée Uniré, compte une soixantaine d’adhérents actifs. Et parmi eux, un noyau d’une demi-douzaine de producteurs convaincus par les atouts de la conversion. Une démarche entamée en 2016. « Un laps de temps qui nous a donné le temps de nous adapter, et de préparer une gamme spécifique », témoigne-t-on du côté de la cave coopérative. Dès 2016, le rosé « L’Azuré » était lancé et produit à 28 000 bouteilles. Aujourd’hui, ce volume s’élève à 100 000 bouteilles. La période de conversion de trois ans étant terminée, ce rosé peut être étiqueté AB depuis mars 2019. Un vin rouge suivra cette voie l’an prochain.

De la Haute valeur environnementale au bio

Autre plus pour les producteurs : les démarches collectives déjà engagées. L’ensemble de la production qui se rapproche « naturellement » des normes Bio. « Nous avons la chance d’être aidés par le climat spécifique de l’île, plus ensoleillé et sec que le continent, et d’être quasiment épargné par le mildiou, maladie de la vigne, précise un responsable de la cave. Nous utilisons déjà, en routine, 30 % de pesticides en moins par rapport à l’agriculture de la région. » Avant même le début des conversions, la cave a amorcé le virage de la certification la Haute valeur environnementale (HVE).

Les producteurs savent que leurs clients se réjouissent de ce virage. La filière de commercialisation en circuit court favorise en effet les échanges avec les consommateurs : près de 80 % du marché est ainsi représenté par les habitants et les visiteurs de l’île, le solde étant distribué autour de La Rochelle.

Ils vous intéresseront peut-être

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *