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Dans le Nord, les volailles de Licques cumulent Label rouge et IGP

Avec seulement 2100 tonnes produites en 2019, la filière des volailles de Licques, implantée dans les Hauts-de-France, est modeste. Mais elle cumule plusieurs signes de qualité et d'origine : Label rouge et IGP, et travaille aussi en agriculture biologique.

Par Eloi Pailloux - Publié le 02/01/2020 à 15:38

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Les signes de qualité sont ouverts à toutes les filières, y compris celles dont les tonnages sont modestes. Nous proposions récemment un focus sur les endives de pleine terre des Hauts-de-France. Dans la même région, les volailles de Licques disposent également du Label rouge, mais aussi d’une indication géographique protégée (IGP). Cette double casquette est la bienvenue sur un marché de la volaille riche en IGP (38 appellations en France).

Des réponses aux attentes du consommateurs

Les quelque 80 éleveurs concernés, réunis dans une coopérative, surfent sur deux tendances : d’une part, l’appétence des Français pour les signatures de qualité et les produits locaux ; et d’autre part la progression de la consommation de volailles, dans un contexte où les autres types de viandes reculent. Parmi les critères du cahier des charges de la filière, certains collent précisément aux attentes du consommateur : taille d’élevage et densité limités dans les bâtiments, élevage en plein air, races à croissance lente favorisant une viande de qualité et alimentation sans OGM.

Développer une troisième signature : le bio

Dans une note publiée fin 2019, l’observatoire économique des signes officiels de la région Hauts-de-France estime que la dimension environnementale des élevages est « satisfaisante ». La volonté des coopérateurs de continuer à développer la production en agriculture biologique, déjà enclenchée, y est soulignée. Des pistes de progression sont identifiées : poursuivre l’amélioration des qualités de l’aliment (notamment l’origine…), rester attentif aux distances entre les élevages et l’abattoir de la coopérative, ou encore valoriser la biodiversité à travers les parcours des volailles (plantation d’essences locales, d’arbres fruitiers…).

Le progrès concerne également la communication. Certains éleveurs sont installés à proximité de zones touristiques, d’autres ont mis en place des visites de leurs exploitations avec les écoles ou en partenariat avec l’office de tourisme local. Pour aller plus loin et faire connaître les atouts des « volailles de Licques », la coopérative envisage de créer une signalétique à mettre en avant sur les exploitations.

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