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Maïs : la pop culture du Sud-Ouest

Le maïs à éclater de Nataïs se déguste aussi bien en pop-corn salé que sucré. Pour leurs pauses grignotage, les clients exigent la même qualité et la même traçabilité que pour leur déjeuner. C'est pourquoi Nataïs a opté pour une filière intégrée, de l'accompagnement agronomique des agriculteurs jusqu'au conditionnement des grains.

Par Julia Landrieu - Publié le 11/01/2019 à 16:46

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Chaque année, Nataïs produit près de 160 millions de sachets de maïs à éclater, qu’elle exporte dans plus de quarante pays.

« Bào mihuā », ou « pop-corn » en chinois. Michaël Ehmann, le président de Nataïs, a sûrement prononcé ce mot à plusieurs reprises lorsqu’il a accompagné Emmanuel Macron en Chine en janvier 2018. S’il a été sélectionné, c’est parce que son entreprise, implantée dans le Gers, est le leader du maïs à éclater en Europe et représente le savoir-faire français.

Des primes pour les bonnes pratiques

Avant d’être transformées, les 45 000 tonnes de maïs pop-corn de Nataïs sont collectées auprès de 220 agriculteurs du Sud-Ouest. « Nos producteurs sont responsables et autonomes dans leur itinéraire cultural, mais nous leur apportons un support technique », explique Mélanie Bayard, en charge de leur suivi. Tout au long de la campagne, Nataïs leur propose d’intégrer des outils pour améliorer leur impact environnemental : des couverts végétaux à base de phacélie et féverole limitant l’érosion des sols en hiver, des sondes d’irrigation pour mieux gérer leur ressource en eau, le non-labour ou encore des trichogrammes, ces insectes qui protègent le maïs de la pyrale, un ravageur. Nataïs offre une prime filière à ceux qui les mettent en œuvre, à hauteur de 10 % du prix standard.

Lui-même agriculteur, le président de Nataïs, Michaël Ehmann, expérimente sur ses 300 hectares, qui entourent l’usine, des innovations avec l’appui de Mélanie Bayard, responsable partenariat agronomique.

Des tests pour se passer d’huile de palme

Dans l’optique de proposer des solutions toujours plus performantes, Nataïs expérimente le biocontrôle. Avec son fournisseur allemand, ils sélectionnent de nouveaux insectes capables de lutter contre la pyrale mais aussi contre la sésamie, un insecte qui ravage particulièrement les cultures de maïs dans les Landes.

Mais l’engagement de Nataïs vers plus de durabilité sort du périmètre de la parcelle. Même si l’ensemble de l’huile de palme utilisée dans ses recettes est labellisée RSPO (Rountable on Sustainable Palm Oil), l’entreprise cherche à lui substituer une matière végétale plus durable et locale, à base d’huile de tournesol par exemple. Une piste prometteuses que Nataïs espère voir aboutir d’ici à 2020.

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