Le site de l'agriculture et de l'alimentation durable
S'inscrire gratuitement à la newsletter S'abonner au mag Newsletter Mag
Initiative

Ici la Terre, focus sur cette démarche qui invite les consommateurs à appeler les agriculteurs

Politique

Restrictions sur le lait, levée des mesures suite à l’incendie de l’usine Lubrizol

Labels

La Haute valeur environnementale concerne désormais 2272 exploitations

Politique

L’agriculture, mobilisée pour se faire entendre des politiques… et des consommateurs

Bio

Viticulture, toujours plus de surfaces en bio et des consommateurs ouverts au vin AB

fruits-et-legumes

Quand nous en serons au temps des cerises (de table !)

La filière des cerises de table a préparé son plan de restructuration, et a su convaincre les pouvoirs publics de ses bonnes intentions. Elle a gagné un appel à manifestation d'intérêt dans le cadre du grand plan d'investissement de la France. Ce plan passe notamment par un déploiement de la Haute valeur environnementale (HVE) sur les exploitations.

Par Eloi Pailloux - Publié le 21/05/2019 à 17:30

Commenter

Partager :

L’Association d’organisations de producteurs (AsOP) « Cerise de table » est mobilisée pour que toute la filière se refasse… la cerise. Et elle a su convaincre de ses ambitions. L’AsOP a ainsi été retenue parmi les lauréats d’un appel à manifestations d’intérêts organisé notamment par le ministère de l’Agriculture, dans le cadre du volet agricole du grand plan d’investissement consenti par la France. Le projet de la filière tient en trois axes.

Focus sur la Haute valeur environnementale

Pour commencer, l’AsOP veut sécuriser le potentiel de production dans les bassins de productions de cerises actuels. La logique « territoriale » est privilégiée, l’idée étant d’analyser les atouts et faiblesese de chaque région productrice, et de préparer une série d’investissements adaptés, au cas par cas. L’environnement n’est pas oublié : pour l’AsOP « Cerise de table », l’objectif est de s’orienter clairement vers la Haute valeur environnementale (HVE), certification d’État impliquant une évolution des pratiques pour plus de durabilité, avec obligation de résultats sur quatre thématiques environnementales : biodiversité, stratégie liée aux pesticides, gestion de la fertilisation, gestion de l’eau. Et la filière est bien décidée à le faire savoir au grand public : un volet communication, consacré à cette orientation est prévu.

Le dernier aspect travaillé concerne l’innovation. La recherche doit être stimulée afin de trouver de nouvelles solutions pour faire face à l’insecte ravageur Drosophila suzukii, qui menace les cerisiers de France. Un troisième axe lié aux deux premiers : ces solutions devront être économiquement robuste pour pérenniser les filières locales, tout en respectant l’environnement. L’AsOP espère que l’agrofourniture et la grande distribution joueront le jeu et s’engageront pour soutenir les producteurs.

L’AsOP a jusqu’à fin 2019 pour estimer les fonds nécessaires à ces réalisations, afin de bénéficier des soutiens prévus dans le cadre du grand plan d’investissement.


La filière en quelques chiffres

La France est le quatrième producteur de cerises au niveau mondial, avec 35 000 tonnes annuelles pour 8000 hectares cultivés. En 2018, la région Auvergne-Rhône-Alpes s'est avérée le plus productive, avec 9 200 tonnes produites, sur 2 500 hectares. 3 200 agriculteurs français produisent des cerises. Chaque ménage français achète et consomme en moyenne 2 kg de cerises par an.

Ils vous intéresseront peut-être

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *