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Grand débat : Emmanuel Macron aborde la question de l’avenir agricole

Le Président de la République estime qu'il y a un avenir pour l'agriculture française. Et même plusieurs avenirs… il l'a expliqué lors d'une discussion avec des jeunes, dans le cadre du grand débat national, le 7 février en Saône-et-Loire.

Par Eloi Pailloux - Publié le 08/02/2019 à 17:12

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Emmanuel Macron face aux jeunes d’Étang-sur-Arroux – Capture d’écran France 3

« N’avez-vous pas peur qu’un jour en France, pays de la gastronomie et de l’excellence des denrées alimentaires, il n’y ait plus d’agriculteurs ? » Le 7 février, à Étang-sur-Arroux, Emmanuel Macron faisait face à une assemblée de jeunes, dans le cadre du grand débat national. Et cette question lui a été posée, dans une zone très agricole de la Saône-et-Loire.

« Un secteur d’avenir »

La réponse du Président de la République ? « Non, je n’ai pas peur. Ça dépend de nous. On s’est laissé glisser, c’est vrai. Mais nous avons saisi la question agricole il y a 18 mois, lancé les EGA, publié une loi qui doit permettre une évolution, une révolution. » À plusieurs reprises, il a insisté sur le fait que l’agriculture était un « secteur d’avenir ». Il a également dressé une liste des voies à suivre pour les agriculteurs. Première citée : une agriculture intensive, à vocation exportatrice. « Nous avons cette capacité, il faut l’exploiter. »

Jouer la carte productive ou celle de la qualité

Deuxième piste : la « spécialisation », autrement dit la recherche d’une valeur ajoutée plutôt que la production en quantité. Emmanuel Macron a cité les signes de qualité, entre autres cahiers des charges « faisant des produits français des produits reconnus et supérieurs à ceux qui viennent d’ailleurs. » Le bio en fait partie. « Nous importons pour un million d’euros de produits bio chaque année, ça laisse une marge pour plus de conversion », a-t-il détaillé. Même raisonnement pour les circuits courts : « 75 % de la viande proposée dans les restaurants viennent de l’étranger, c’est de la folie ! » Pour le chef de l’État, en revanche, il n’y a plus d’avenir pour l’agriculture de « moyenne gamme », qui ne se spécialise par sur un créneau de qualité, ni ne s’industrialise.

Emmanuel Macron, enfin, a souhaité sortir du périmètre productif de l’agriculture. « J’aime le mot « paysan », qui parle du paysage, du pays, a-t-il expliqué. Quand on est agriculteur, on s’occupe de l’environnement, des paysages, de la création d’énergie propre, de filières biosourcées… »


« Un système sanitaire de pointe en France »

Revenant sur le scandale de la viande polonaise avariée, Emmanuel Macron a défendu le système français. « Nous avons peut-être laissé d'autres [pays] développer moins d'exigences que nous en termes sanitaires. Mais notre système est très performant. Le scandale de la viande polonaise, nous avons su le détecter, il faut s'en féliciter. »

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