Le site de l'agriculture et de l'alimentation durable
S'inscrire gratuitement à la newsletter S'abonner au mag Newsletter Mag
Pesticides

Pesticides et protection des riverains, la polémique pulvérise des records d’agitation médiatique

Pesticides

Fongicides SDHI, entretien avec Gérard Lasfargues, directeur général délégué du pôle sciences pour l’expertise de l’Anses

Bio

Le bio devrait continuer à progresser, mais reste concentré sur relativement peu de consommateurs

Initiative

Élevage, quand les élèves de lycées agricoles s’adressent à ceux des filières générales

Pesticides

Le maire qui souhaitait limiter les pesticides près des habitations de son village débouté par la justice

Cultures

La capacité des plantes à se détecter entre elles, une piste agronomique porteuse

Les interactions entre plantes sont au cœur de la recherche agronomique, qui cherche à identifier les associations de cultures, implantées simultanément dans la même parcelle, les plus à même de réduire les utilisations d'intrants de synthèse. L'Institut national de la recherche agronomique (Inra) présentait ses travaux en la matière lors d'un salon agricole, les 5 et 6 juin dans la Vienne.

Par Eloi Pailloux - Publié le 17/06/2019 à 15:39

Commenter

Partager :

Le modèle évalue les possibilités de croissance de la plante de gauche, en fonction de la présence ou non de la plante de droite.

L’association de cultures est l’une des pistes agronomiques qui a le vent en poupe. L’un des intérêts de cette pratique est de limiter le recours aux intrants de synthèse et leurs potentiels impacts sur le milieu. Les plantes de la famille des légumineuses sont particulièrement concernées : les pois ou la luzerne sont capables de fixer l’azote de l’air pour en enrichir le sol, et donc de réduire la fertilisation. Deux plantes associées sont à même de mieux « occuper le terrain », et notamment de laisser moins de ressources aux adventices, et l’aspect « modifié » du couvert végétal est aussi à même de perturber le développement et la circulation des insectes ravageurs. À la clé : moins de pesticides.

Trouver les « binômes » les plus compatibles

Le stand de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), lors du salon agricole Les Culturales 2019, les 5 et 6 juin dans la Vienne, apportait un éclairage sur cette thématique. Car associer deux cultures, c’est aussi potentiellement le mettre dans un rapport de concurrence. D’où l’intérêt d’étudier les interactions entre plantes. Via un outil de modélisation, l’Inra a réussi à analyser la réaction d’un plant en présence d’une autre culture : « Une plante en détecte une autre, via le rayonnement de la lumière du soleil sur la végétation. Dans ces conditions, certaines sont susceptibles de brider leur propre croissance. »

Pour Ela Frak, chargée de cherche à l’Inra de Lusignan, cet outil de modélisation doit permettre d’orienter les mélanges, en privilégiant l’association d’espèces et de variétés dont le génotype est les plus adapté à la compétition. Car si le principe même des mélanges de cultures est jugé positif, la recherche agronomique en est encore à chercher les « binômes » les plus compatibles.

Ils vous intéresseront peut-être

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *