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L’affichage environnemental pèche encore dans le secteur agricole

Dans un avis daté du 26 mars, le Conseil économique social et environnemental (Cese) préconise de généraliser à l'ensemble des produits l'affichage environnemental. La mesure des impacts environnementaux des aliments, et plus globalement de l'agriculture, n'est cependant pas encore tout à fait au point.

Par Laure Hänggi - Publié le 10/04/2019 à 16:44

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Présenter sur l’ensemble des produits de consommation une note, calculée en fonction de critères environnementaux : c’est le principe de l’affichage environnemental. Dans un avis publié le 26 mars, le Conseil économique social et environnemental (Cese) s’est prononcé en faveur de la généralisation de cet indicateur, mais également de la création d’un cadre réglementaire unique et obligatoire. Le but : éviter la multiplication de ce type d’initiatives, ce qui pourrait créer la confusion chez le consommateur.

Philippe Dutruc, conseiller au Cese

Reflet imparfait de la réalité des pratiques agricoles

Une expérimentation a été lancée en 2016 dans cinq secteurs volontaires (1), dont l’agriculture. Mais des difficultés sont encore à relever dans le cas du secteur agricole, explique Philippe Dutruc, conseiller au Cese, rapporteur de l’avis pour le compte de la section environnement : « L’Analyse du cycle de vie, ou ACV, qui est la base de l’affichage, a du mal à quantifier tous les impacts environnementaux pour ces produits. » Celle-ci pourrait ainsi, dans l’état actuel des choses, aboutir à une meilleure note pour un poulet en batterie qu’un autre élevé en plein air, précise le rapporteur.

En somme, cette analyse ne permet pas toujours d’avoir une évaluation juste des produits alimentaires et des produits agricoles. Une restitution des travaux encore en cours sur ces questions est prévue pour cette année. « Les parties prenantes cherchent à définir des indicateurs pour avoir une vision pertinente de l’impact environnemental et pouvoir les quantifier », indique Philippe Dutruc. Le Cese préconise également de mieux prendre en compte les effets sur la biodiversité. L’avis du Cese n’a toutefois qu’une valeur consultative, sur laquelle le gouvernement peut décider de s’appuyer, ou non.

(1) Habillement, produits électriques, ameublement, hôtellerie, agriculture

 

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