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Le négoce Cholat et la LPO associés pour protéger le busard cendré

La maison Cholat s'est engagé pour la préservation d'une espèce d'oiseau, le busard cendré, en partenariat avec la LPO. Le négoce souhaite désormais mieux rémunérer ces actions pour les prochaines récoltes, grâce à la mise en place d'une prime.

Par Laure Hänggi - Publié le 01/04/2021 à 10:34

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Depuis 2019, la maison Cholat, implantée dans l’Isère, met en place des contrats Ec’Eau Responsables sur les 70 aires d’alimentation de captage prioritaires du bassin Rhône-Alpes, pour protéger la qualité de la ressource en eau. L’objectif est de réduire l’utilisation des pesticides et de fertilisants.

Partenariat avec la LPO

En 2020, un avenant est ajouté, dans le cadre d’un partenariat avec la LPO, pour protéger le busard cendré. « Si un nid est trouvé, un espace de 100 m2 est délimité autour, où aucun intrant n’est utilisé et où les cultures ne sont pas récoltées, précise Sylvain Lemaître, animateur Ecophyto et responsable du projet Ec’Eau Responsables chez le négoce Cholat. Des indemnités sont versées pour compenser la perte de récolte à hauteur de 30€ par nid. » Onze cultures sont actuellement représentées dans les contrats Ec’Eau responsables. « Nous débutons juste mais l’objectif est de construire une véritable filière », assure Sylvain Lemaître.

Mise en place d’une prime

Le négoce souhaite néanmoins aller plus loin pour valoriser les actions de préservation mises en œuvre par les agriculteurs. « Nous souhaitons changer notre fusil d’épaule, indique le responsable du projet. Actuellement, le prix est fixé à la tonne de blé produite : ce n’est pas logique car les agriculteurs font des efforts en faveur de la biodiversité, il y a un manque de reconnaissance. » A partir de la récolte 2021, une prime de 150 € par hectare sera désormais accordée. « Pour développer cette filière, il faut des débouchés, que tout le monde gagne sa vie, mais aussi que les consommateurs soient prêts à payer un peu plus cher », résume Sylvain Lemaître.

Le négoce n’est pas la seule structure avec laquelle la LPO est associée. En décembre 2020, elle a noué un partenariat avec le collecteur de lait Biolait, pour améliorer les pratiques préservant la biodiversité en agriculture biologique.

Photo : © Mickaël Dia

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