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Le registre d’élevage, la mémoire du troupeau

Pierre-Étienne Decherf, éleveur de vaches allaitantes à Maniquerville (76) considère le registre d’élevage comme un outil de travail simple à mettre en place, permettant de mieux gérer son troupeau.

Par Campagnes & Environnement - Publié le 20/01/2005 à 00:00

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L

e registre d’élevage optimise le suivi du troupeau. Pour Pierre-Étienne Dechef, éleveur d’un troupeau de 30 vaches allaitantes à Maniquerville, non loin d’Étretat, la majorité des documents et des informations se compile essentiellement au moment de sa constitution. Seules évoluent les informations liées aux entrées et sorties d’animaux et aux soins apportés. “C’est un bon outil de travail, indique-t-il. Et surtout il me permet de passer le cap de la conditionnalité des aides sans soucis.” Car la tenue du registre d’élevage recouvre tous les points de la charte bonnes pratiques d’élevage. Elle va donc bien au-delà des obligations liées à la nouvelle Pac. Laquelle se limite à l’encadrement zootechnique et prophylactique.

Pierre-Étienne Decherf, agriculteur en Seine-Maritime, gère un troupeau de 70 têtes dont 30 vaches allaitantes. Il exploite 100 hectares dont 20 hectares de pâturages.

Régime alimentaire, soins… tout est noté

La première partie du registre porte sur les caractéristiques de l’exploitation, c’est-à-dire l’identification de l’éleveur, des personnes qui s’occupent des animaux mais aussi du milieu de vie des troupeaux. Concernant ce dernier aspect, il suffit pour y répondre, de communiquer un plan des bâtiments. Ce qu’a effectué Pierre-Étienne Decherf en transmettant une copie du plan qui avait été dressé dans le cadre de son contrat d’assurance. Le nom du vétérinaire doit aussi figurer dans ce chapitre. Le cheptel est décrit avec une fiche signalétique pour chaque espèce. La deuxième partie concerne l’encadrement zootechnique et prophylactique du troupeau. “C’est là que je consigne pour chaque catégorie d’animaux la composition de la ration alimentaire de base, mais aussi toutes les interventions du vétérinaire et les soins que je pratique”, poursuit Pierre-Étienne Decherf. Dans un tableau, il note donc pour chaque animal la date, l’intervention du vétérinaire, le numéro d’ordonnance et le médicament administré. “Lorsqu’il s’agit d’un problème simple, par exemple un veau qui tousse, je prends conseil par téléphone auprès de mon vétérinaire et je note juste la date et le type de traitement administré ainsi que le numéro de l’ordonnance d’origine qui m’a permis d’obtenir l’antibiotique lors d’un cas similaire. Car le contrôleur est attentif à ces points.” Pas de soins sans ordonnances. Et évidemment il garde tous ces documents dans une chemise plastique de son “classeur-registre”. Même réflexe pour les étiquettes et factures d’aliments. La troisième partie du registre concerne la traçabilité. Tout mouvement d’animal doit être signalé : naissance, mort, vente. En cas de décès, il est obligatoire de garder l’attestation de l’équarrisseur ou du vétérinaire.

Exigences nationales du référentiel

Santé des animaux

52. Réaliser les contrôles sanitaires exigés par rapport aux maladies réglementées, nécessaires lors de l’introduction d’animaux dans l’élevage.

53. Participer aux actions complémentaires de prophylaxie collective dans les zones où elles sont rendues obligatoires.

54. Disposer des moyens permettant d’isoler les animaux introduits du reste du troupeau dans l’attente des résultats des tests de dépistage concernant les maladies soumises à prophylaxie obligatoire

55. S’assurer que tous les animaux présents sur l’exploitation sont soumis aux opérations de prophylaxie suivant le plan défini au niveau national et les modalités en vigueur dans le département.

56. Dans les élevages conduits en bandes, effectuer, après le départ des animaux, les opérations de nettoyage, désinfection et vide sanitaire et enregistrer les opérations de traitement sanitaire réalisées entre deux bandes successives.

57. Tenir à jour le registre d’élevage comportant notamment :

– une fiche synthétique des données concernant l’encadrement zootechnique, sanitaire et médical pour chaque espèce animale,

– les données relatives à l’entretien des animaux et aux soins qui leur sont apportés,

– les données relatives aux interventions vétérinaires individuelles et collectives

58. Assurer, à partir de l’année qui suit la qualification, un suivi sanitaire de l’exploitation par un vétérinaire comprenant une évaluation sanitaire annuelle et des visites ponctuelles en cas de problèmes pathologiques les nécessitant.

59. Ne recourir à l’administration de médicaments soumis à prescription que sur la base du suivi vétérinaire.

60. Conserver, en les classant dans le registre d’élevage, les ordonnances vétérinaires pour tous les médicaments soumis à prescription détenus.

61. Disposer d’un lieu identifié, fermant à clef et approprié pour ranger et conserver les médicaments vétérinaires.

62. Pour les aliments médicamenteux livrés en vrac, disposer, dans les deux ans qui suivent la qualification, d’un silo de stockage spécifique et réservé à cet usage.

63. En cas de fabrication à la ferme d’aliments médicamenteux, disposer de l’agrément nécessaire.

64. Disposer d’un système de repérage des animaux traités individuellement ou ayant subi un incident d’élevage.

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