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Les OGM fichés à Milan

Selon la législation européenne, tout aliment humain et animal contenant plus de 0,9 % d’OGM doit être étiqueté afin de permettre le choix au consommateur. Encore faut-il pouvoir les détecter… C’est précisément l’une des missions d’un laboratoire encore méconnu, situé non loin de Milan.

Par Campagnes & Environnement - Publié le 20/11/2004 à 00:00

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Aujourd’hui, la garantie absolue qu’un aliment est exempt de teneurs, même négligeables, en OGM, semble désormais relever du mythe. De quoi entretenir les inquiétudes des opposants aux OGM, qui redoutent que les manipulations génétiques opérées sans respect du principe de précaution sur les aliments ne constituent à long terme un risque majeur pour la santé humaine…

Guy Van den Eede, directeur de l’unité “biotechnologie et OGM” du CCR, explique comment, grâce à une méthode fondée sur les protéines et l’ADN, il parvient à détecter les OGM dans les aliments.

En Europe, un petit laboratoire essaye pourtant de comprendre comment des gènes étrangers se fixent dans le génome des plantes hôtes, et quelles en sont les conséquences à long terme. Il tente également de mettre au point la meilleure méthode possible de détection des OGM dans les aliments. Cette structure a vu le jour en novembre 2002 sous le nom d’unité “biotechnologie et OGM” de l’Institut pour la santé et la protection des consommateurs (ISPC). Un institut hébergé dans les locaux du Centre commun de recherche (CCR), à Ispra, près de Milan. Ce CCR n’est autre que l’ancien pôle de recherche européen sur l’énergie atomique (1). C’est aujourd’hui un pôle scientifique indépendant directement rattaché à la Commission européenne.

Laboratoire européen de référence

En 2003, ce petit labo a été désigné par la Commission européenne “laboratoire communautaire de référence” pour l’alimentation humaine et animale génétiquement modifiée. Cela signifie notamment que tout essai d’OGM en plein champ, ainsi que tout nouvel avis de commercialisation d’OGM sur le marché européen est immédiatement recensé et publié sur internet, en libre accès (2). Et depuis avril 2004 (3), plus aucun procédé de fabrication industrielle des groupes de biotechnologie n’a de secrets pour lui. Une obligation législative indispensable pour détecter les OGM dans les aliments.

(1) Depuis la signature du traité Euratom le 25 mars 1957 à Rome.

(2) http://engl.jrc.it

(3) Voir règlement 1830/2003 (modifiant la directive 2001/18/CE) adopté le 22 septembre 2003 et pleinement applicable depuis le 15 avril 2004.

Le CCR au secours du Brésil

Le CCR partage son expertise en organisant des formations avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Guy Van den Eede, directeur de l’Unité “Biotechnologie et OGM”, a confirmé que l’État du Parana, au Brésil, avait bénéficié d’une formation à la détection des OGM. Cet État s’est en effet déclaré le 14 octobre 2003 “libre d’OGM”. Un statut qui a inspiré le Conseil régional de Bretagne, qui a adopté le 8 octobre 2004 un texte instituant une “Bretagne sans OGM”. Un accord a même été conclu entre les deux autorités, afin d’instaurer une filière d’importation de soja sans OGM. D’où la nécessité de la plus stricte traçabilité pour l’État brésilien. D’après Arnaud Apoteker, le “monsieur OGM de Greenpeace”, les inspecteurs agricoles de l’État du Parana utilisent fréquemment le test Elisa. Si deux lignes de couleur apparaissent sur la bandelette de papier, quand on plonge celle-ci dans une solution dans laquelle on a broyé feuilles et graines de soja, alors nous sommes bien en présence d’OGM. Un moyen rapide et à la portée de toutes les bourses des pays pauvres.

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