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Notre rencontre avec le « Slip d’or » de la Foire de Châlons

Le concours En terre ton slip a livré son verdict le 7 septembre. Le principe est simple : chaque agriculteur en lice enterre un slip en coton dans une de ses parcelles, puis laisse la faune et microfaune agir. Après plusieurs semaines, le slip le plus dégradé sort du sol le plus riche ! Rencontre avec Romain Hénin, viticulteur et lauréat du concours.

Par Eloi Pailloux - Publié le 30/10/2019 à 10:16

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Campagnes et environnement : Comment avez-vous pris connaissance du concours « En terre ton slip » ?

Romain Hénin : J’ai découvert la démarche par hasard ! J’ai été inscrit par un couple d’ami qui ne m’ont pas prévenu. J’ai trouvé, un jour, un slip dans ma boîte aux lettres, et c’est à ce moment-là que j’ai pris connaissance du concours « En terre ton slip ». L’idée m’a amusé, et j’ai été enterrer le slip.

C&E : Comment avez-vous abordé cette compétition insolite ?

R.H. : Je parle beaucoup, avec ce couple d’amis qui ne sont pas issus du milieu agricole, de la durabilité de la viticulture, de la manière dont je raisonne notamment pour avoir un sol en bonne santé, régénératif. Mon idée n’est pas de « travailler » activement mes sols, mais d’avoir des pratiques qui favorisent leur bon fonctionnement. L’objectif, ce serait que ma terre n’ait pas besoin de moi pour bien se porter. Donc pour moi, ce slip était un vrai test ! J’avoue avoir légèrement appréhendé le résultat.

C&E : Mais le verdict s’est avéré très positif…

R.H. : Oui, finalement j’ai terminé premier. Mon slip était le plus dégradé, indicateur d’une vie du sol très dynamique. J’ai donc remporté la « bêche d’or », ainsi qu’un caleçon personnalisé, pour rester dans le thème du sous-vêtement. Je suis impressionné par l’écho que ce concours a eu. C’est vraiment une manière efficace de parler de la qualité des sols… On m’appelle régulièrement par le surnom « Slip d’or » et les médias s’intéressent à l’exploitation sur laquelle je travaille. Personnellement, je suis surtout conforté dans mes convictions. Et je reste plus motivé que jamais pour tester de nouvelles pratiques qui vont dans le sens d’un sol vivant…

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