Le magazine de l’agriculture durable
S'inscrire gratuitement à la newsletter S'abonner au mag Newsletter Mag
ÉconomieInitiative

Des agriculteurs bretons et mayennais à la recherche de financeurs pour rémunérer leurs services environnementaux

Initiative

Deux semaines à vélo pour des rencontres entre agriculteurs et consommateurs

Initiative

« Hectar propose des formations agricoles avec une approche projet », selon son directeur

Élevage

Alexis Phelut, finaliste des JO de Tokyo et agriculteur à temps partiel

Politique

Pesticides, le Conseil d’État veut des textes plus stricts pour la protection des riverains

Sol

Notre rencontre avec le « Slip d’or » de la Foire de Châlons

Le concours En terre ton slip a livré son verdict le 7 septembre. Le principe est simple : chaque agriculteur en lice enterre un slip en coton dans une de ses parcelles, puis laisse la faune et microfaune agir. Après plusieurs semaines, le slip le plus dégradé sort du sol le plus riche ! Rencontre avec Romain Hénin, viticulteur et lauréat du concours.

Par Eloi Pailloux - Publié le 30/10/2019 à 10:16

Commenter

Partager :

Campagnes et environnement : Comment avez-vous pris connaissance du concours « En terre ton slip » ?

Romain Hénin : J’ai découvert la démarche par hasard ! J’ai été inscrit par un couple d’ami qui ne m’ont pas prévenu. J’ai trouvé, un jour, un slip dans ma boîte aux lettres, et c’est à ce moment-là que j’ai pris connaissance du concours « En terre ton slip ». L’idée m’a amusé, et j’ai été enterrer le slip.

C&E : Comment avez-vous abordé cette compétition insolite ?

R.H. : Je parle beaucoup, avec ce couple d’amis qui ne sont pas issus du milieu agricole, de la durabilité de la viticulture, de la manière dont je raisonne notamment pour avoir un sol en bonne santé, régénératif. Mon idée n’est pas de « travailler » activement mes sols, mais d’avoir des pratiques qui favorisent leur bon fonctionnement. L’objectif, ce serait que ma terre n’ait pas besoin de moi pour bien se porter. Donc pour moi, ce slip était un vrai test ! J’avoue avoir légèrement appréhendé le résultat.

C&E : Mais le verdict s’est avéré très positif…

R.H. : Oui, finalement j’ai terminé premier. Mon slip était le plus dégradé, indicateur d’une vie du sol très dynamique. J’ai donc remporté la « bêche d’or », ainsi qu’un caleçon personnalisé, pour rester dans le thème du sous-vêtement. Je suis impressionné par l’écho que ce concours a eu. C’est vraiment une manière efficace de parler de la qualité des sols… On m’appelle régulièrement par le surnom « Slip d’or » et les médias s’intéressent à l’exploitation sur laquelle je travaille. Personnellement, je suis surtout conforté dans mes convictions. Et je reste plus motivé que jamais pour tester de nouvelles pratiques qui vont dans le sens d’un sol vivant…

Ils vous intéresseront peut-être

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *