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A travers un arrêté du 25 janvier, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation a accordé le niveau 2 de la certification environnementale à des volailles élevées selon une charte d'élevage conventionnelle. Une labellisation qui déplaît aux organisations environnementales, de protection animale et des représentants d’éleveurs. Ils dénoncent un « détricotage » de la montée en gamme promise par le Président de la République.

Par Sabrina Beaudoin - Publié le 04/03/2021 à 18:37

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La loi « Egalim » du 1er novembre 2018 prévoit, à compter de 2022, que 50 % des produits servis dans la restauration collective soient bio ou « durables ». Objectif ? Améliorer la qualité et la durabilité des repas proposés. Parmi les produits éligibles, pour composer ces 50 %, ceux bénéficiant de la certification environnementale de niveau 2 jusqu’en 2030 (le niveau 3 est la Haute valeur environnementale, HVE). « Une certification qui ne prévoit aucun critère sur les conditions d’élevage des animaux et qui facilite les équivalences avec des démarches privées », dénonce un communiqué du 3 mars, signé par des organisations environnementales, de protection animale et représentants d’éleveurs*.

Aucun critère de bien-être animal

Ces dernières dénoncent un arrêté du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, publié le 25 janvier, qui permet aux volailles produites selon la charte EVA de bénéficier de la certification environnementale de niveau 2. Cette charte, qui valorise l’origine France, ne dispose que d’un socle minimum d’exigences pour les élevages avicoles standards.

« La volaille intensive dans les 50 % de produits « durables » est l’exemple flagrant d’une aberration », indique le communiqué. Avec cette certification, les élevages intensifs de poulets « bénéficient d’un accès protégé au marché de la restauration collective de qualité en se targuant d’être durables », insistent les organisations signataires. Le bien-être animal n’est pas pris en compte dans cette certification.

Les Français veulent limiter les élevages industriels

Selon un sondage de février 2021, « les Français souhaiteraient manger une viande de meilleure qualité en moins grande quantité et que le gouvernement adopte des mesures visant à limiter les élevages industriels ». En publiant cet arrêté, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation « est en totale contradiction avec les attentes des français. C’est une supercherie qui décrédibilise les faibles avancées de la loi Egalim en matière de durabilité ou de bien-être animal », insiste le communiqué.

Le 8 mars, le projet de loi climat et résilience, issu des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, arrive en débat à l’Assemblée nationale. Pour les organisations partenaires, ce sera « l’opportunité d’exclure définitivement toute production intensive ainsi que la certification environnementale de niveau 2 des 50 % de produits dits de qualité ».

*CIWF France, Greenpeace France, Welfarm, Réseau action climat, Fédération nationale d’agriculture biologique, Miramap

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