Le site de l'agriculture et de l'alimentation durable
S'inscrire gratuitement à la newsletter S'abonner au mag Newsletter Mag
Pesticides

Pesticides et protection des riverains, la polémique pulvérise des records d’agitation médiatique

Pesticides

Fongicides SDHI, entretien avec Gérard Lasfargues, directeur général délégué du pôle sciences pour l’expertise de l’Anses

Bio

Le bio devrait continuer à progresser, mais reste concentré sur relativement peu de consommateurs

Initiative

Élevage, quand les élèves de lycées agricoles s’adressent à ceux des filières générales

Pesticides

Le maire qui souhaitait limiter les pesticides près des habitations de son village débouté par la justice

Biodiversité

Parc régional du Pilat, ménager la chèvre et l’orchidée

Quand les buissons menacent le développement de plantes rares, les responsables du Parc régional du Pilat font appel à l'Agence toutes biques ! Des chèvres de race rustique sont invitées à grignoter les espèces invasives. Un bon moyen, également, de stimuler les élevages locaux.

Par Eloi Pailloux - Publié le 16/05/2019 à 17:27

Commenter

Partager :

Dans le Parc naturel régional du Pilat (Loire), les chèvres jouent le rôle de garde du corps pour les orchidées. La flore est particulièrement précieuse sur les rives du Rhône : plusieurs espèces de plantes rares et menacées ont élu domicile dans la plaine de Chavanay, qui présente toutes les caractéristiques d’une pelouse calcaire à orchidées. Problème : en l’absence d’entretien régulier, cette pelouse « se referme » avec le déploiement d’aubépines et de prunelliers qui colonisent le milieu et étouffent les plantes à fleurs.

Valoriser une race locale

D’où l’idée, imaginée en partenariat avec la Compagnie nationale du Rhône (CNR), de recruter des chèvres. De mi-avril à mi-mai 2019, un troupeau d’une vingtaine de chèvres du Rove, race rustique à petit effectif, ont grignoté les arbustes pour éviter le boisement. Elles feront leur retour en septembre.

Les fleurs ne sont pas les seules à bénéficier de cette opération : cette gestion pastorale est aussi un moyen de soutenir l’élevage local, tout en réduisant l’utilisation d’engins mécaniques pour l’entretien de prairies, et les émissions de gaz à effet de serre qui vont avec, sans utiliser de pesticides. Sur l’ensemble du Parc du Pilat, la gestion pastorale représente à elle seule 870 ha, et les chèvres ne sont pas les seules concernées : moutons, vaches, chevaux, ânes…

Ils vous intéresseront peut-être

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *