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Parc régional du Pilat, ménager la chèvre et l’orchidée

Quand les buissons menacent le développement de plantes rares, les responsables du Parc régional du Pilat font appel à l'Agence toutes biques ! Des chèvres de race rustique sont invitées à grignoter les espèces invasives. Un bon moyen, également, de stimuler les élevages locaux.

Par Eloi Pailloux - Publié le 16/05/2019 à 17:27

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Dans le Parc naturel régional du Pilat (Loire), les chèvres jouent le rôle de garde du corps pour les orchidées. La flore est particulièrement précieuse sur les rives du Rhône : plusieurs espèces de plantes rares et menacées ont élu domicile dans la plaine de Chavanay, qui présente toutes les caractéristiques d’une pelouse calcaire à orchidées. Problème : en l’absence d’entretien régulier, cette pelouse « se referme » avec le déploiement d’aubépines et de prunelliers qui colonisent le milieu et étouffent les plantes à fleurs.

Valoriser une race locale

D’où l’idée, imaginée en partenariat avec la Compagnie nationale du Rhône (CNR), de recruter des chèvres. De mi-avril à mi-mai 2019, un troupeau d’une vingtaine de chèvres du Rove, race rustique à petit effectif, ont grignoté les arbustes pour éviter le boisement. Elles feront leur retour en septembre.

Les fleurs ne sont pas les seules à bénéficier de cette opération : cette gestion pastorale est aussi un moyen de soutenir l’élevage local, tout en réduisant l’utilisation d’engins mécaniques pour l’entretien de prairies, et les émissions de gaz à effet de serre qui vont avec, sans utiliser de pesticides. Sur l’ensemble du Parc du Pilat, la gestion pastorale représente à elle seule 870 ha, et les chèvres ne sont pas les seules concernées : moutons, vaches, chevaux, ânes…

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