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Quand des marques alimentaires réclament elles-mêmes plus de transparence sur les produits

À travers le collectif En Vérité, 48 marques alimentaires s'approprient une demande habituellement portée par les associations de consommateurs : celle d'un affichage harmonisé et transparent concernant la production, l'origine et la composition des aliments. Explications.

Par Eloi Pailloux - Publié le 03/05/2022 à 18:26

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« Les Français ont le droit de savoir ce qu’ils mangent. » « Plus de transparence sur les aliments, leur origine et leur production. » Des slogans fréquemment entendus de la part d’associations de consommateurs, voire d’ONG environnementales souhaitant que l’impact des produits soient clairement affichés pour faciliter les choix effectués dans les rayons. Le collectif En vérité, lancé début 2022, porte ce message, mais il a la particularité d’être constitué… de marques alimentaires, plus habituées à « subir » ces injonctions qu’à les porter. Une petite cinquantaine de marques, dont certains poids lourds (Yoplait, Candia, d’Aucy…), s’y retrouvent pour exprimer ce message : « Obligez-nous à dire la vérité ! »

Quatre critères à afficher selon En Vérité

En Vérité demande ainsi, dans un communiqué publié le 26 avril, que les pouvoirs publics imposent des critères d’informations « harmonisés, simplifiés et obligatoires sur tous les produits ». Et en particulier : la qualité nutritionnelle, l’origine, la présence d’additifs, le type d’agriculture. Le collectif s’appuie sur une étude récente de LSA pour affirmer que ces attentes sont les quatre priorités des consommateurs, avec cette précision : « le type d’agriculture » doit permettre de caractériser une attente que l’étude formule ainsi : « présence de pesticides ». Le travail de LSA établit aussi que près de 73 % des consommateurs estiment que c’est au législateur d’imposer l’affichage de ces infos.

Favoriser la transition agroécologique

Pour En vérité, la transition agroécologique est aujourd’hui « freinée par l’incapacité des consommateurs à comprendre ce qu’ils mangent » et « les difficultés des entreprises à valoriser leurs initiatives positives », ainsi que « la multiplication de labels ou indicateurs à géométrie variable ». Pour les 48 marques du collectif, celui-ci est aussi un moyen de valoriser leurs propres avancées dans l’affichage de leurs engagements. Elles n’hésitent d’ailleurs pas à épingler les « marques qui préfèrent se taire ».

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