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Quand les agriculteurs et leurs cultures tombent dans le panneau (solaire)

Un panneau photovoltaïque au-dessus d'un maïs ou d'une vigne… un bon moyen de profiter de l'ensoleillement excédentaire d'une parcelle, tout en apportant de l'ombre à la culture quand le besoin s'en fait sentir. À condition de ne pas gêner la croissance de la plante. C'est tout le travail d'un projet, Sun'Agri, qui vise à associer production végétale et panneaux solaires.

Par Eloi Pailloux - Publié le 06/11/2019 à 11:57

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Dans sa recherche de systèmes plus durables et optimisant les atouts naturels d’un écosystème, l’agriculteur cherche les bonnes associations. Culture/animal, culture/culture, ou encore culture/foresterie sont des pistes auxquelles s’ajoutent désormais la combinaison… culture/panneaux solaires, « l’agrivoltaïsme ». Une piste creusée par la société Sun’R avec le soutien de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea).

Laisser à la culture l’ensoleillement dont elle a besoin

À travers le projet Sun’Agri, les trois partenaires cherchent la synergie entre des panneaux solaires et différentes cultures : viticulture, arboriculture, maraîchage, céréales. Des tandems pas si évidents. Installer des panneaux au-dessus d’une parcelle sans gêner le passage des engins agricoles et sans compromettre son rendement demande une approche fine. « Nous avons défini le positionnement des panneaux solaires compatible avec le besoin des plantes en termes d’ensoleillement, explique Bruno Cheviron, chercheur à l’Irstea. Une couverture apportant environ 30 % d’ombrage s’est avérée être la limite acceptable pour maintenir la bonne croissance des plantes. » En période de sécheresse, en revanche, les panneaux apportent un ombrage bienvenu.

Expérimentation grandeur nature

Dans un premier temps, des panneaux fixes ont été testés, puis des panneaux orientables, permettant d’adapter leur position au fil des saison, et même à l’échelle d’une journée. Après ces premières phases de travail, déroulées de 2009 à 2017, le projet entre dans une phase d’expérimentation grandeur réelle. Un démonstrateur a été inauguré fin 2018 sur un domaine viticole des Pyrénées-Orientales sur une surface de 4,5 hectares, soit 17 000 plants de vigne sous près de 8 000 panneaux photovoltaïques. L’énergie produite, raccordée au réseau d’électricité, correspond à la consommation de plus de 650 foyers. Côté vigne, les jeunes plants ne produiront leurs premières grappes qu’au bout de trois ans : d’ici là, l’objectif est de s’assurer de leur enracinement et leur bonne croissance.

Le projet jouit d’ores et déjà d’une forme de reconnaissance : il a été récompensé d’une médaille d’or par le jury du Sitevi Innovation Awards, concours organisé dans le cadre du Sitevi, salon international centré sur les vignes, les fruits et légumes qui se tiendra du 26 au 28 novembre à Montpellier.

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2 réponses sur “Quand les agriculteurs et leurs cultures tombent dans le panneau (solaire)”

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