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La viande artificielle est encore loin de faire l’unanimité

Une étude publiée dans la revue Viandes et produits carnés en mars 2021 interroge l’attrait de la viande artificielle chez les consommateurs. La viande dite « in vitro » est loin de séduire tous les Français. Plus de la moitié des personnes interrogées trouvent cette technologie « absurde et/ou dégoutante », bien que les plus jeunes y semblent moins hermétiques. Près de 3/4 des interrogés estiment néanmoins que la viande in vitro aurait un impact négatif sur les territoires et la vie rurale.

Par Sabrina Beaudoin - Publié le 29/04/2021 à 12:10

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La viande artificielle a-t-elle une place dans notre assiette ? Une étude publiée en mars 2021 sur Viandes et produits carnées démontre que la majorité des consommateurs français ne sont pas prêts pour cette nouvelle technologie. La viande artificielle est produite à base de cellules musculaires prélevées par biopsie sur un animal vivant, pour être ensuite cultivées en laboratoire. Si près de 85% des 4533 français interrogés avaient déjà entendu parler de la viande artificielle, 71% d’entre eux pensent qu’elle ne serait pas aussi savoureuse, ni aussi saine (54%) que la viande traditionnelle.

« Absurde et/ou dégoutante »

Selon les estimations de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la consommation de viande va doubler pour atteindre 470 millions de tonnes d’ici 2050. C’est face à cette perspective que la viande artificielle est présentée comme une solution pour lutter par exemple contre la faim dans le monde, réduire l’impact environnemental de l’élevage, respecter les valeurs éthiques (arrêt de l’abattage). Mais pour répondre à ces enjeux, les Français semblent préférer réduire leur consommation de viande, plutôt que de se tourner vers la viande de culture. 54% juge cette pratique « absurde et/ou dégoûtante », 26,9% « amusante et/ou intrigante » et 18,7 % «
prometteuse et/ou réalisable ». 77 % des sondés s’accordent sur l’idée que la viande in vitro aurait un effet négatif sur l’élevage et l’industrie de la viande ainsi que sur les territoires et la vie rurale.

Les jeunes moins hermétiques

Les résultats de l’enquête montrent, par ailleurs, que les jeunes de 18 – 30 ans seraient davantage préoccupés par les soucis d’éthiques liés à l’élevage et l’industrie de la viande, mais aussi par les problèmes environnementaux qui en découlent. De ce fait, cette tranche d’âge semble moins hermétique à la viande de culture car pour eux (44%), la viande artificielle serait plus éthique que la viande naturelle.
Les jeunes estiment à 51,6% que l’introduction de la viande artificielle dans nos habitudes alimentaires est réalisable à moyen terme (6 à 15 ans) et sont prêts (33,6%) à payer cette viande au même prix que la viande conventionnelle. Point intéressant de l’étude à souligner, plus les sondés connaissent l’élevage et l’industrie de la viande, plus ils rejettent la viande de culture.

Une viande déjà commercialisable à Singapour

La viande in vitro avait été mise en avant en 2013 par le néerlandais Mark Post et la création de son steak de 142 grammes issues de cellules souches de vaches. En décembre dernier, Singapour est devenu le premier pays au monde à autoriser la commercialisation de nuggets de poulets cultivés en laboratoire. Une annonce qui avait fait réagir le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie : « Est-ce vraiment cela, la société que nous voulons pour nos enfants? Moi, NON. Je le dis clairement : la viande vient du vivant, pas des laboratoires. Comptez sur moi pour qu’en France, la viande reste naturelle et jamais artificielle ! », avait-il posté sur Twitter.

Est-ce vraiment cela, la société que nous voulons pour nos enfants ? Moi, NON.
Je le dis clairement : la viande vient du vivant, pas des laboratoires. Comptez sur moi pour qu’en France, la viande reste naturelle et jamais artificielle ! https://t.co/xNjccFyKUz

— Julien Denormandie (@J_Denormandie) December 2, 2020

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