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Les préférences des pollinisateurs pour leur environnement varieraient selon les espèces

Dans un article de Plos One publié le 20 septembre, des chercheurs s’intéressent à l’impact de l’environnement sur la productivité des abeilles domestiques et des bourdons fébriles, deux espèces pollinisatrices. Leurs résultats montrent que les premières préfèrent les paysages de pâtures et prairies, tandis que les seconds sont plus productifs en présence de surfaces cultivées.

Par Romane Gentil - Publié le 04/11/2021 à 10:21

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Tous les pollinisateurs n’ont pas besoin du même environnement pour être plus productif. C’est ce que révèle une étude publiée le 20 septembre dans la revue en ligne Plos One. Les chercheurs ont comparé la productivité de deux espèces pollinisatrices : l’abeille domestique (Apis mellifera) et le bourdon fébrile (Bombus impatiens). Ils ont trouvé que les deux insectes prospéraient en présence de deux environnements très différents.

Des prairies pour les abeilles, des surfaces cultivées pour les bourdons

Pour obtenir ces résultats, les scientifiques ont supposé que le poids des insectes permettait d’évaluer leur productivité, celui-ci comprenant notamment le nombre de larves produites ainsi que les ressources stockées. De fin juin à mi-août 2017, des colonies des deux espèces ont été placées sur douze sites du Michigan aux Etats-Unis, chacun des sites étant environné par des paysages différents. Une fois par mois, les colonies ont été pesées. Plus les paysages environnants comportaient de surfaces cultivées (vergers, vignes, surfaces maraîchères et autres cultures, hors soja et maïs), plus le poids des bourdons fébriles croissait pendant l’été. Il en allait de même concernant les abeilles domestiques et les surfaces de prairies et pâturages.

B:évolution du poids des colonies de bourdons fébriles en fonction de la surface de cultures présente dans leur environnement. C: évolution du poids des colonies d’abeilles domestiques en fonction de la surface de pâtures et prairies dans leur environnement

Alors que la Commission Européenne redouble d’efforts pour sensibiliser à la préservation des pollinisateurs, ce travail démontre l’importance d’étudier la réponse potentielle de chaque espèce avant d’entreprendre tout projet d’aménagement du territoire. Cependant, les auteurs avertissent sur le fait que les résultats trouvés sont peu généralisables, car il est important de considérer les facteurs locaux (présence de résidus de pesticides, de maladies …).

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