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SIA2019 – Comment fonctionne l’évaluation de la sécurité de notre alimentation ?

Nos aliments sont-ils plus sûrs aujourd'hui qu'au début du siècle dernier ? « Oui ! », répond Dominique Parent-Massin, professeure d'université honoraire en toxicologie alimentaire, à l'occasion d'un débat sur la question, le 1er mars, au Salon de l'agriculture. L'occasion de revenir sur le processus d'évaluation des aliments, souvent méconnu du grand public.

Par Laure Hänggi - Publié le 05/03/2019 à 11:54

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Dominique Parent-Massin, professeur d’université honoraire en toxicologie alimentaire.

C’est une question que de nombreux consommateurs se posent. Notre alimentation est-elle plus sûre aujourd’hui qu’il y a cent ans, à l’heure où les initiatives « zéro pesticides » foisonnent dans les rayons des supermarchés ? Un point sur la question a été animée par Dominique Parent-Massin, professeure d’université honoraire en toxicologie alimentaire, dans le cadre du Salon de l’agriculture, le 1er mars. Selon elle, « les progrès sont énormes » en matière d’évaluation des risques en alimentation. « Dans le domaine de la sécurité alimentaire, aucun effet indésirable n’est toléré », explique-t-elle.

Différencier risque et danger

Pour bien comprendre comment fonctionne le travail des agences évaluant la sécurité alimentaire, Dominique Parent-Massin insiste sur un point élémentaire : bien distinguer le risque du danger. Pour l’expliquer, la professeure prend l’exemple de l’avion. Tous les avions peuvent avoir un accident, c’est le danger ; la probabilité d’être dans un avion ayant un accident, c’est le risque. En alimentation, cela fonctionne de la même manière. Des additifs ou résidus de pesticides peuvent être présents dans notre alimentation. Tout le travail des agences consiste à évaluer les doses non-toxiques de ces produits et à vérifier que celles-ci ne soient pas dépassées dans nos aliments, justement pour éliminer le risque.

Des doses journalières acceptables ou tolérables sont identifiées, après de nombreux tests sur des animaux. « La plus petite dose n’ayant aucun effet toxique sur un rat et ensuite divisée par cent, pour définir la dose journalière acceptable. On considère en effet que l’Homme est dix fois plus sensible que l’animal », détaille Dominique Parent-Massin.

La question des contaminants naturels

Toutes les substances ajoutées à nos aliments comme les pesticides ou les additifs disposent d’autorisation de mise sur le marché. Des procédures encadrant leur utilisation et permettant d’évaluer le risque qui y est lié. Ce qui n’est pas le cas de contaminants naturels, tels que des toxines. Pour la professeure, c’est là où il faudrait désormais concentrer les efforts de recherche. « Pour ces contaminants naturels, il n’existe pas de listes de produits autorisés. La nature met ce qu’elle veut, quand elle le veut, et les dossiers toxicologiques sont vides ou de mauvaises qualités », regrette Dominique Parent-Massin.

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2 réponses sur “SIA2019 – Comment fonctionne l’évaluation de la sécurité de notre alimentation ?”

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