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Sécheresse, douze AOP laitières ont sollicité une modification provisoire de cahier des charges

Sur les 51 AOP laitières de France, près de la moitié pourrait demander une adaptation de cahier des charges, en raison de la sécheresse. Douze l'ont déjà fait. Le critère du nombre de jours passés au pâturage a été mis à mal par les conditions estivales.

Par Eloi Pailloux - Publié le 06/10/2022 à 09:49

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Pour certains signes de qualité, et en particulier les appellations d’origine protégée (AOP) de la filière laitière, la sécheresse a un impact direct sur la production. Certains cahiers des charges imposent un nombre de jours minimum passés au pâturage pour les animaux. Les éleveurs entrent habituellement dans le cadre en sortant leurs vaches lors de la période estivale. Une stratégie impossible en 2022, au vu des conditions climatiques : les troupeaux auraient souffert de la canicule, mais surtout, les prairies n’offraient aucune nourriture, l’herbe ayant séché faute d’eau.

« Respecter le fondement des AOP » malgré tout

Dans un communiqué daté du 3 octobre, le Conseil national des appellations d’origine laitière (Cnaol) annonce que douze des 51 AOP qu’il représente ont sollicité une modification temporaire de leur cahier des charges. Un chiffre qui pourrait doubler dans les prochaines semaines. L’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO), garant de ces cahiers des charges, avait ouvert la porte dès le 23 août à cette possibilité. « Dans certains territoires, jusqu’à 70 % des éleveurs ont dû arrêter le pâturage », peut-on lire dans le communiqué. Le cas échéants les adaptations se feront « dans le respect des fondements de nos AOP en préservant notre lien au terroir et la qualité de nos fromages, beurres et crèmes », promet Hubert Dubien, président du Cnaol.

Reste à savoir si toutes les futures demandes seront validées. Au 3 octobre, l’INAO avait reçu 19 demandes de modification de cahiers des charges, toutes filières et tous signes de qualités confondus. L’une d’entre elle a été refusée.

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