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Souveraineté alimentaire et environnement au cœur du Plan protéines végétales

Attendu depuis des mois, le plan protéines végétales a été dévoilé le 1er décembre par le ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie. L'objectif fixé, pour les trois années à venir, est d'augmenter de 40 % les surfaces dédiées à ces cultures.

Par Laure Hänggi - Publié le 03/12/2020 à 19:05

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Annoncé dans le Plan de relance, présenté le 3 septembre dernier, le plan protéines végétales a été détaillé, le 1er décembre, par le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, en présence des acteurs des filières concernées. Celui-ci bénéficie d’une enveloppe de 100 millions d’euros pour les deux première années d’une stratégie construite, elle, sur dix ans. Un objectif intermédiaire, à trois ans, a néanmoins été fixé : augmenter de 40 % les surfaces cultivées avec des protéines végétales. Soit une hausse de 400 000 hectares, un million d’hectares étant actuellement semés avec des espèces comme le soja, le pois, la luzerne ou des légumineuses. Le ministre et les représentants de la filière huiles et protéines végétales et des filières d’élevage ont, à l’occasion de cette présentation, dévoilé une charte d’engagement censé assurer l’atteinte de cet objectif.

Doublement des surfaces dans 10 ans

Un second objectif est posé pour 2030 : le doublement des surfaces, pour atteindre les deux millions d’hectares, soit 8 % de la surface agricole utile. Trois axes ont été défini pour tenir ces ambitions :

Des enjeux environnementaux

Aujourd’hui la France ne produit que la moitié des matières riches en protéines nécessaires à l’alimentation des animaux (tourteaux de soja, de colza ou de tournesol…). « La France est la première puissance agricole en Europe. Et pourtant notre dépendance aux importations demeure trop importante. Ma priorité est claire : nous devons impérativement regagner en souveraineté agroalimentaire, et cela ne peut se faire sans le développement d’une production française de protéines végétales », a déclaré Julien Denormandie. Le ministre a également insisté sur l’enjeu environnemental de cette relocalisation. Dans certains pays producteurs, la production de protéines végétales, le soja notamment, est en effet la cause de déforestation et de dégradation d’écosystèmes naturels. Par ailleurs, grâce à leur capacité de fixation de l’azote, les légumineuses pourraient permettre de limiter le recours aux engrais azotés.

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