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Des résidus de pesticides dans l’eau du robinet ? Oui, mais

Un rapport publié le 17 juin par Générations futures s’est intéressé à la présence de pesticides dans l’eau potable. Sur l’ensemble des prélèvements analysés, 3 % ont révélé la présence d’au moins un pesticide dits cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR) ou perturbateurs endocriniens présumés.

Par Laure Hänggi - Publié le 18/06/2020 à 18:14

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Des résidus de pesticides sont-ils présents dans l’eau du robinet ? C’est la question que s’est posée Générations futures, après s’être intéressée à l’alimentation ou les eaux de surfaces et souterraines, dans un rapport publié le 17 juin. Les molécules dites cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR) ou perturbateurs endocriniens présumés, étaient recherchées. Pour cela, l’association s’est appuyée sur les données récoltées par les agences régionales de santé, lors des contrôles sanitaires de l’eau du robinet. Soit 273 447 prélèvements. Sur cet ensemble, 25 566 correspondaient à la recherche d’au moins une molécule pesticide. Parmi ces derniers, 35,6 % ont révélé la présence d’au moins un résidu de pesticide au-delà des limites de quantification.

Des données non-harmonisées

185 substances pesticides différentes ont été quantifiées au moins une fois, dont 47 sont considérées comme CMR et 91 comme des perturbateurs endocriniens suspectés, selon la base de données TEDX. Par ailleurs, sur les dix substances les plus souvent retrouvées, sept ne sont plus commercialisées aujourd’hui. « Cela montre l’inertie du système qui fournit notre eau », regrette le président de Générations futures, François Veillerette. Le manque d’harmonisation de ces analyses d’un département à l’autre, empêche toute comparaison ou aperçu global non biaisé. En effet, aucune liste n’ayant été établie, chaque agence régionale de santé choisit quels pesticides rechercher.

Le sujet épineux des perturbateurs endocriniens

De son côté, l’Union des industries de protection des plantes (UIPP) rappelle que les prélèvements ayant détecté des résidus de pesticides ne constituent que 3 % des analyses totales. Et souligne que les molécules mises sur le marché le sont suite à un processus d’évaluation, incluant une estimation des risques. Mais pour Générations futures, « les valeurs sanitaires sont obsolètes ». Le cas des perturbateurs endocriniens est particulièrement brûlant. Aucune liste officielle n’existe actuellement pour regrouper des pesticides qui seraient perturbateurs endocriniens.


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2 réponses sur “Des résidus de pesticides dans l’eau du robinet ? Oui, mais”

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