Le magazine de l’agriculture durable
S'inscrire gratuitement à la newsletter S'abonner au mag Newsletter Mag
Initiative

Portrait – Bernard Brocas, prof de champ

Eau

« L’agriculture a un rôle à jouer pour rendre plus sobre sa consommation d’eau »

Initiative

Portrait – Nicolas Gaboriaud-Kolar, chimiste vert

Alimentation

Le Grand Est souhaite favoriser l’approvisionnement de produits durables en restauration collective 

Modes de production

Les agriculteurs classés selon un baromètre : plutôt lion ou abeille ?

Oui mais

Impact de l’alimentation, la France est-elle exportatrice d’« hectares » ?

Combien d'hectares agricoles faut-il pour nourrir la France ? Et combien de ces hectares sont cultivés en France, pour combien d'hectares « importés » ? L'association Solagro répond à ces questions dans un document publié le 8 avril 2022.

Par Eloi Pailloux - Publié le 12/04/2022 à 16:40

Commenter

Partager :

Qui dit consommation alimentaire, dit production. Et qui dit production, dit surfaces agricoles. Notre alimentation s’appuie donc sur une certaine quantité d’hectares consacrés aux cultures et élevages dont elle est issue. L’association Solagro a choisi cet angle spécifique, la consommation d’hectares, pour caractériser l’impact de l’alimentation en France, dans un document : La Face cachée de nos consommations – Quelles surfaces agricoles et forestières importées ? En découle ce calcul : l’Hexagone importe pour 10 millions d’hectares de produits agricoles, mais exporte pour 12,7 millions d’hectares, soit un export « net » de 2,7 millions d’hectares.

3 670 m² pour nourrir un Français

Concernant la surface cultivée nationale, environ 1,6 Mha sont dédiés à des filières non-alimentaires (biocarburants, jachères, plantes à fibres ou a parfum). Si l’on soustrait ces 1,6 Mha et les 2,7 Mha d’export net aux 29 Mha cultivés en France, on obtient donc une empreinte de 24,2 Mha pour la consommation des Français. Soit 3 670 m² par personne.

Mais ces grands chiffres nécessitent d’être nuancés si l’on s’intéresse aux types de produits. Par exemple, la France est exportatrice nette pour certaines filières. À commencer par les céréales (4,57 Mha), les produits laitiers (0,86 Mha) ou les boissons alcoolisées (0,18 Mha). En revanche, le solde est négatif pour les oléo-protéagineux (1,53 Mha dont 1,2 Mha pour le seul soja), les produits exotiques (0,713 Mha dont 0,47 Mha pour le cacao), et les fruits et légumes (0,46 Mha).

Un hectare en France n’est pas cultivé comme un hectare ailleurs

Solagro apporte une autre précision : un solde net positif ou négatif peut cacher des flux allant dans les deux sens. Par exemple, la France est exportatrice « nette » de tournesol, avec un solde de 10 000 ha. Un chiffre qui cache une importation de 550 000 ha et une exportation de 560 000 ha !

Or, produire en France n’a pas toujours la même incidence que produire à l’étranger. Dans certains pays, où la France s’approvisionne par exemple en soja ou en huile de palme, les cultures sont synonymes de déforestation. Pour de nombreuses autres cultures, la France, et l’UE, ont interdit l’utilisation d’intrants jugés dangereux pour l’environnement, mais toujours autorisées dans d’autres zones du globe.

Télécharger le document.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *