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Colzas Clearfield : la firme BASF répond aux questions des ONG

Plusieurs associations ainsi que la Confédération paysanne considèrent les colzas Clearfield comme des OGM cachés. Elles ont interpellé la société BASF, qui les commercialise, sur le sujet. La firme répond dans une lettre adressée le 1er juin.

Par Stéphanie Ayrault - Publié le 06/06/2018 à 11:53

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Le 3 mai 2018, onze associations et organisations ainsi que le député européen José Bové et le biologiste Jacques Testart(1) ont envoyé aux dirigeants de BASF une lettre ouverte sur la commercialisation des colzas Clearfield, tolérants aux herbicides composés d’imidazolinone. En clair, les colzas ne sont pas affectés par ces molécules : on peut donc traiter la culture même quand elle est en végétation, seules les mauvaises herbes seront impactées.

Les ONG inquiètes

« La culture de ces colzas sur plus de 20 000 hectares en France suscite l’inquiétude de nombreux agriculteurs, citoyen-ne-s et utilisateurs des espaces naturels français, car elle génère des risques avérés pour l’environnement et les autres cultures agricoles », indiquent les structures. Lesquelles considèrent ces variétés issues de la mutagénèse comme des OGM « cachés », dans la mesure où, techniquement, un OGM est le fruit de la transgénèse. Un débat qui ne date pas d’aujourd’hui.

Parmi les craintes exprimées : la diffusion du gène de résistance à l’herbicide et la contamination des espèces sauvages apparentées, la multiplication de mauvaises herbes tolérantes à l’imidazoline, l’augmentation des quantités d’herbicides utilisés.

Les précisions de BASF

BASF adresse une réponse aux ONG le 1er juin. La société explique : « La mutagenèse ou la production variétale à partir de cultures de microspores ne sont pas des spécificités du système Clearfield. Ce sont des sujets inhérents depuis de nombreuses années, au développement de variétés utilisées en agriculture conventionnelle ou même biologique. »

Quant au risque éventuel d’apparition de résistance des mauvaises herbes, la firme précise que c’est un phénomène d’adaptation biologique naturel qui concerne aussi bien les pratiques chimiques que non chimiques. Autrement dit, même les méthodes de lutte mécaniques contre les mauvaises herbes, comme le travail du sol, sont susceptibles d’être contournées par les plantes.

(1) Confédération Paysanne, Consommateurs pas cobayes, faucheurs volontaires d’OGM du 49, Fédération nationale de l’agriculture biologique, Nature & Progrès, OGM dangers, le Réseau Semences paysannes, Sciences citoyennes, Vigilance OG2M, Vigilance OGM33, Vigilance OGM et pesticides, ainsi que Jacques Testart, biologiste, et José Bové, député européen.

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