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Pesticides : « Le budget de la recherche doit être à la hauteur des ambitions »

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Pesticides : « Le budget de la recherche doit être à la hauteur des ambitions »

Alors que l'Europe vient de prolonger de cinq ans l'autorisation du glyphosate, et qu'Emmanuel Macron veut la ramener à trois ans en France, Christian Durlin, agriculteur et en charge du dossier protection des cultures à la FNSEA, explique que l'évolution des techniques demande du temps. Et rappelle que les agriculteurs produisent aussi dans un marché mondial.

Par Anne DELETTRE - Publié le 28/11/2017 à 14:53

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Christian Durlin est producteur de légumes en bio et de grandes cultures en conventionnel, près de Béthune dans le Pays-de-Calais. Il apporte son regard sur l’évolution du cadre lié à la protection des cultures, dossier dont il est en charge à la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles.

« La vulgarisation et le changement de pratiques ne me font pas peur. Les groupes de travail et d’expérimentation avec des agriculteurs existent depuis toujours en agriculture. Je suis installé depuis 25 ans, les démarches de progrès nous ont permis de passer d’une logique de rendement à tout prix à celle d’optimisation de nos moyens de production. »

Une réglementation plus prompte que la recherche

« Par ailleurs, 60 % des molécules phytosanitaires ont été supprimées, dont une majorité de problématiques, retrouvées dans les analyses d’impacts. Ma crainte est plutôt que la réglementation et les demandes des filières alimentaires se développent plus vite que la recherche et nous laissent sans solutions, ni chimiques, ni alternatives. Le système des dérogations n’est pas la réponse. »

La chimie, un filet de sécurité

« Le budget de la recherche doit être à la hauteur des ambitions. Tout l’enjeu est de consolider les bonnes technologies : biologique, agronomique, digital, robotique… Et de bénéficier d’un filet de sécurité grâce à la chimie. Tout n’est pas applicable partout : la lutte biologique est performante en milieu confinée, encore compliquée en grandes cultures. N’oublions pas que nous produisons dans un marché mondial, avec un prix. »

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