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CEPP : les vendeurs de pesticides encouragent les bonnes pratiques

Dans le cadre du plan Écophyto, les organismes économiques qui commercialisent des pesticides aux agriculteurs doivent également promouvoir des méthodes pour réduire leur utilisation. Le ministère de l’Agriculture a mis en place en juillet 2016 un dispositif : les certificats d’économie de produits phytosanitaires ou CEPP.

Les CEPP font des distributeurs un acteur-clé de la réduction d'usage des pesticides (copyright Anne Gilet).

Par Campagnes & Environnement - Publié le 13/06/2017 à 17:38

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Tout vendeur de pesticides doit désormais encourager les agriculteurs à se passer autant que possible des solutions chimiques. Cette mesure est un des axes du plan Écophyto. L’objectif est d’impulser une dynamique vers des pratiques plus vertueuses. Pour y arriver, le ministère de l’Agriculture a mis en place des certificats d’économie de produits phytopharmaceutiques*, ou CEPP. La mesure est expérimentée depuis juillet 2016 et s’étale sur cinq ans.

Un objectif de réduction pour 2021

Quel est son fonctionnement ? Chaque distributeur agricole, soient les coopératives et les négoces, s’est vu fixé une quantité de CEPP à atteindre d’ici à 2021. Il correspond à 20 % de la référence des ventes de pesticides réalisées durant la période 2011 à 2015, en excluant les années les plus faibles et les plus fortes. Pour que la structure gagne des certificats et atteigne son objectif, les agriculteurs doivent mettre en place des solutions visant à réduire les pesticides. À charge, donc, du distributeur de motiver ses clients et adhérents à changer leurs façons de travailler.

Des fiches actions validées officiellement

Les pratiques permettant d’obtenir des CEPP sont validées officiellement par le ministère de l’Agriculture. Ces « actions standardisées » sont classées en six catégories : biocontrôle et utilisation d’adjuvants, démarche de certification, agro-équipements, outils d’aide à la décision (OAD), pratiques agronomiques et variétés. Leurs valeurs en CEPP diffèrent les unes des autres selon leur capacité de réduction des produits phytopharmaceutiques. Elle est calculée en  prenant en compte le potentiel de réduction de l’usage et de l’impact des pesticides, la facilité d’emploi, le bilan économique et le potentiel de déploiement.

Et si le vendeur n’atteint pas son objectif ? Il aura une pénalité, de cinq euros par certificat manquant au 31 décembre 2021.

Un bilan de l’expérimentation du dispositif est prévu à mi-parcours, soit avant le 1er janvier 2020.

 

*produits phytopharmaceutiques :  dénomination réglementaire pour pesticides. Les professionnels utilisent aussi le nom de produits phytosanitaires


« Des efforts collectifs »

Baptiste Gatouillat, administrateur national du syndicat Jeunes agriculteurs : « Pour nous, les certificats d’économie de produits phytopharmaceutiques, CEPP, ont le mérite de donner des moyens. Les actions pour réduire l’impact des pesticides devront être menées avec l’ensemble de la filière, dont les distributeurs. Autrement dit, les efforts seront collectifs. De plus, les actions mises en place pour arriver à l’objectif des CEPP se feront de manière progressive pendant la période d’expérimentation. »

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