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Quelle place pour la viande dans un régime alimentaire durable ?

L'Institut national de la recherche agronomique (Inra) a publié, en février 2017, une série d'articles tordant le cou aux idées reçues sur l'élevage et l'alimentation. L'Institut s'intéresse notamment à la place de la viande dans un régime alimentaire « durable ».

Par Vincent Dufau - Publié le 02/08/2017 à 17:05

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Quels sont les contours d’un régime alimentaire « durable », c’est-à-dire à impact réduit sur la santé et l’environnement ? Et quelle est la place de la viande dans un tel régime ? L’Institut national de la recherche agronomique s’est penché sur la question, dans une série de publications datées de février 2017.

Manger moins de viande et plus de légumes

S’il est délicat, dans l’état actuel des connaissances, de déterminer précisément le ratio optimal végétal/animal dans les assiettes, il semble toutefois que la tendance européenne soit à l’excès de viande, et l’excès tout court. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande des apports de protéines de 50 à 70 grammes par jour et par habitant. En Europe, la moyenne est comprise entre 59 et 114 g/j/habitant, tandis que la France se situe entre 85 et 90 g/j/habitant. Sur le ratio viande-végétal, l’OMS recommande 25 à 35 g/j/habitant de protéines animales, soit environ la moitié du total protéique, et la France est plutôt aux deux-tiers, à 60-65g/j/habitant de protéines animales.

Des recommandations qui dépassent la seule consommation de viande

Si l’apport moyen européen de protéines animales est excédentaire, l’Inra met en lumière d’autres éléments. D’abord, cet apport excédentaire reste en dessous de la limite dangereuse pour la santé, évaluée à 500 grammes de viande rouge hebdomadaires par le Fond mondial de recherche contre le cancer. Les Français en consomment environ 370 grammes par semaine. Ensuite, la consommation de viande rouge a globalement diminué sur le vieux continent depuis les années 1980, surtout pour la viande bovine et ovine.

L’Inra met aussi en évidence certains enjeux moins « médiatisés » que la consommation de viande, mais pas moins problématiques. Par exemple, la consommation excessive de sel ou insuffisante de fibres en France, confirmée par l’Anses dans un rapport en juillet 2017 ( ). Il faudrait aussi ingérer plus d’oméga 3 et moins d’oméga 6, privilégier les acides gras insaturés… Les recommandations faites par les professionnels de la santé sont loin de ne concerner que la viande, et prônent rarement un arrêt total de la consommation de produits carnés.

Enfin, il semble excessif de dire que la viande, en plus de dégrader la santé, dégraderait l’environnement. L’Inra explique que le bilan carbone d’un régime carné n’est pas inférieur à celui d’un régime végétal parfaitement sain, et Jean-Louis Peyraud, directeur scientifique adjoint agriculture de l’Inra, objective, sur notre site, le bilan écologique de l’élevage.

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